‹ Du sang et de ses altérations anatomiquesChapitre 2 sur 165 · VI PRÉFACE · texte numérisé non relu

VI PRÉFACE

Quel résultat ces deux ordres de recherches nous ont-ils fait acquérir au point de vue nosologique?

Le corps humain, malgré sa grande complexité, est bien, comme le conçoivent aujourd'hui tous les physiologistes et les médecins, un amas d'organites ayant une vie propre, et il est indispensable de considérer le protoplasma vivant dans ses propriétés spécifiques et nutritives pour acquérir d'une part la notion de fonction, de l'autre celle de processus pathologique.

Mais les éléments premiers, constitutifs d'un organisme, dès que celui-ci n'est plus unicellulaire, sont reliés entre eux pour former le tout vivant, le moi physiologique, de telle sorte que la condition même de la vie de chaque cellule réside précisément dans la préexistence de rapports constants entre cet élément et tous les autres.

Deux grands systèmes sont chargés d'établir cette communion de toutes les vies individuelles pour assurer la vie de l'ensemble : le système nerveux et le vaste système d'irrigation des sucs nutritifs.

L'importance des relations nerveuses n'est plus à démontrer. Elle éclate non seulement dans le jeu des fonctions de la vie extérieure, dites de relation, mais aussi dans l'accomplissement de tous les actes de nutrition : régulation de la circulation générale et des circulations locales, régulation de la thermogenèse, influence dite trophique sur la nutrition des éléments anatomiques et peut-être, mais plus indirectement, sur les oxydations intra-organiques, excitation des sécrétions, etc.

On peut dire cependant que la connaissance de ces faits importants en physiologie n'a qu'une portée restreinte en pathologie générale et que les perturbations nerveuses ne tiennent sous leur dépendance qu'un nombre limité de processus.

La pathologie du système nerveux est essentiellement descriptive. C'est un travail de fine analyse qui a été poussé avec un grand art jusque dans ses moindres détails.

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