‹ Du sens religieux de la poésieChapitre 3 sur 5 · VI AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

VI AVERTISSEMENT

pas le loisir de se faire répéter une phrase trop compliquée pour être vite entendue; sa hihliothèque n'est pas là pour lui offrir les oers de tel poète que Voratem* invoque. Peutêtre, avec le temps, les pensées parlées gei'meront dans son esprit: pour V heure, il veut entendre etvoirclaireinentet itistantanémeni . La concision didactique lui serait peu profitable. Il faut des redites à la mémMre que paralyse souvent l'effort de l'intelligence, et

c'est le sentiment qui écoute^ plutôt que la raison.

Il serait donc injuste. Lecteur, de Juger sévèrement ces discours co?n?ne vous pourriez faire d'un traité. Kt si vous m.e dites : Pourquoi^ dès lors, les publier? — vorcl mes motifs.

On a, tâché de réunir dans ces quelques pages les principales préoccupations qui sont les facteuî's du vaste problème esthétique.

C'est coinTne un .sommaire libre, et qui perd peut-être, grâce à quelques artifices de rhétorique, la dangereuse .sécheresse d'une énumératio^i.

Que s'il y perd aussi la désirable précision, de l'enchaînement et de la défnonstration, je pense, par des coTnTnentaires esthétiques déjà parus ou encore à paraître, réparer ce tort

AVERTISSEMENT Vfl

el (lonttér aux principes ici seulement Indiqués tous les développements essentiels, — Heureux sifai le temps d'accomplir cet aus- . tère ?nonument spirituel sans faillir, d'autre part, au devoir* d'achever Vœuvre poétique dès longtemps rêvée, promise.,.

Le titre de la présente publication en dit V esprit essentiel : il affirmée ce sens religieux, ou idéaliste, ou mystique — ainsi qu'il vous est loisible de choisir — de l'Art à toutes ses époques de vitalité vraie : d'où vous conclurez que la poésie contemporaine a reconquis tous droits à la gloire depuis qu'elle s'est relevée Jusqu'au rêve de V infini. Car voilà le mysticisme réel : c'est le rêve de l'infini, — et je crois utile de le rappeler puisque des écrivains de rare valeur l'ont oublié, M. J.-K. Huystnans, principalement, qui, dans la préface d'un livre récent co^ réclama le mot Mysticisme pour la seule tradition catholique et raille les tendances mystiques de lajewiesse littéraire. Je répondrai : Pourquoi vous réduire à ne voir que la poussière vile soulevée par unnoble mouvement? Vous parlez comme il faut des ordurières tentatives d'un M. Béraud ou d'un M. Qrandmx)ugin : 7nais un peintre comme Eugène Cai^rière n' est-Il pas

(Il Le Latin mystique, par K. de (îourrnoiit.

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