‹ Du sens vrai de la doctrine de la rédemptionChapitre 8 sur 27 · DU POND ET DE LÀ FORME · texte numérisé non relu

DU POND ET DE LÀ FORME

pour caractère d'offrir satisfaction à tout intérêt donné, à toute faculté, à toute passion essentielle de l'humanité.N'ayant, en faîl et dans sa réalisation, rien de vraiment humain à rejeter, à condamner ou à opprimer, sa lutte intellectuelle contre les autres doctrines n'est pas du tout une lutte contre les intérêts spéciaux (matériels ou moraux) qui en font les bases. Cette lutte n*est dirigée que contre Texclusivisme (!a principe de ces doctrines trop étroites, et contre Fimpui^sance, lamalfaisance, le vague, l'absurdité ou la nulfité de leurs moyens. Notre lutte est donc purenâent intellectuelle, et no saurs^it jamais se résoudre logiquement en guerre dans le dv*^ maine des faits. Entre les sectes et les partis, il y a d^'S intérêts opposés, des faits fondamentaux opposés, et qui , dans l'état social accepté par les uns et les autres , se n*^ poussent réellement. Les négations réciproques et la guerre des intérêts et des idées les poussent à réaliser l'oppression et la guerre dans les faits. Nos adversaires sont, patemment ou latemment, mais nécessairement des ennemis les uns pour

manifestation révolutionnaire des temps modernes. Qu'est-it resté du Saint-Simoniame dans le monde? il en est resté l'idée absurde delà suppression de toute hérédité, et, logiquement, de la propriété individuelle, et dans les masses un levain révolutionnaire qui couve , qui se développe sourdement, et qui ferait trembler les classes supérieures et nos. gouvernants , s'ils n'ignoraient entièrement ce que c'est que le peuple, ce qui se passe en lui, et s'ils n'a>^iei)t reçu, à un degré éminent, le don de légèreté, d'imprévoyance et d'aveuglement. Oui, il se fait à l'heure qu'il est uu travail terrible dans les télés du peuple ; et si vous voulez en savoir quelque chose, allez dans les ateliers où le peuple travaille aujourd'hui pour yo.^ plaisirs et vos jouissances, heureux du monde ! Là vous verrez des bras nerveux, des poitrines velues, et vous entendrez des voix fortes et fières chanter en chœur, au bruit des marteaux et des enclumes, ^ et SUT des airs mâles et belliqueux , des refrains dont vous coin • prendrez peut-être le sens, des refrains tels que celui-ci :

« Sème le champ. Prolétaire....

« C'est rOisif qui récoltera ! »

Si les libéraux, aujourd'hui au Pouvoir, comprenaient la mena'^e qui gronde au fond de ces paroles, vous verriez qu'ils les ferait î.t défendre par la police, et que sur cette grande mesure ils dormiraient tranqulllesiii prévoyance, ô génie de nos hommes d'Étatiîj (!'• édition ; écrit en 1837),

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loa autres. Do nous à eux, au contraire, il n*y a aucune hoslîlité essentielle, puisque nous affirmons, dans une conception onmimode et supérieure, toutes leurs affirmations i)artîoulièjres, et que nous ne repoussons que les négations, qu'ils regardent, par grande erreur, par infériorité dépeint de vue, ecHrnme nécessaires à la satisfaction de leurs intérêts respec> tifs. lia se combattent pour se détruire, pour anéantir réciproquement les éléments humains qu'ils représentent. Nous ioàcombaûons pour les éclairer, pour leur prouver qu'il e:ciste un moyen de développer harmoniquement tous ces éléments divers, de les satisfaire simultanément et compté- Moment. En un mot : Chacun dfeux a irUérél à ce que lousHes aulr€s aient tort dans leurs doctrines; tous, au contraire , pitr rapport à nous, ont intérêt à avoir tort dans leurs doctrines exelusiveSy et à ce que nous ayons raison dans la nôtr^, qui satisfait leurs intérêts essentiels.

Cette thèse, que nous laissons ici dans son expression générale, peut être amenée au dernier degré d^évidence par un examen philosophique de la nature de chaque opinion, de chaque secte, de chaque doctrine, en descendant à l'intérêt ou à l'idée dont chacune d^elles est la représentation partielle. La démonstration générale de cette thèse de haute pacification , sort implicitement de l'essence même de la conception ^eFourier : les démonstrations explicites en sont d'ailleurs çibondanunent répandues dans tous les ouvrages de l'Ecole sociétaire. Pour mon propre compte, j'ai tellement à cœur, malgré l'apparence de certaines formes, le désir de cette pacification supérieure, que j'ai beaucoup multiplié les démonstrations et les applications de cet argument pacificateur (1). ,1e n'ai jamais cessé de comprendre la Vérilé, comme je la comprenais quand j'ai prononcé les paroles suivantes, qu'où m?, permettra de rappeler ici pour ma justification :

tf La Vérité n'était ps^s dans ce lourd bagage de guerres et » de haines politiques et religieuses que l'esprit humain traîne Jt péniblement à sa suite depuis plusieurs mille ans. Elle n'est » pas dans tous ces misérables haillons philosophiques et p dogmatiques qu'on jette sur les épaules des peuples qui

(I) ÛaB» k Jkbàde dt la politique, Trois Discours, la Pha^ lange , eto.

UBM WMVAMrU AV FBAIJUISTitta, dialogue famUi$r êuT VÉducaiion, extrait du Fou du Palais-Royal. In -32. . . . .• 40 c.

VI0ITB A IiA CnàcBB BIODài.B, e/ Rapport général adres^ té à M, JUarbeau sur les. Crèches de Pans, par Jules Delbruck,

orné de plusieurs dessins gravés sur bois 1 f. 25 c.

Se vend an profit des crèches d'enfants pauvres de Paris.

éVABitisSBHBNT OBU CMCBB8 {Considérations sur l*) dans là ville de Lgon , par le D^ F. Barrier ,. 50 c.

ABiiiB RUBAX* D'BNFAWTS TROUVÉS ; Crèche , soUe d'asile, école primaire, école passionnelle, ferme modèle , aiiociation libre des élèves à leur majort/é; projet par Aug. Savardan, docteur en médecine. 1 vol. in-12 avec tableaux Ht, '

PBB CRiicRBS et de l'allaitement maternel, par le D. Imb^rt prof, à l'Ëc. de méd. de Lyon 50 c.

éPITRB DB PAVL JBAB AUX DIJONBAIB. in>8 30 C.

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