CIN ANS
28 juin. — L'amélioration se produit peu à peu, mais lentement.
Malade encore en traitement.
Dans cette observation, nous voyons une amélioration rapide de l’état lypémaniaque se produire sous l'influence des injections de sérum, amélioration qui marche de pair avec l’état physique du malade. Lorsqu’on a institué le traitement, l’atonie était très marquée, la température au-dessous de la normale ; il semble que, grâce à ce traitement, la guérison va se produire rapide et définitive lorsqu'il se produit une rechute. De nouveau, soumis aux injections de sérum, le malade revient de son état de torpeur, mais moins vite cependant que la première fois et la disparition des phénomènes mélancoliques ne s’est pas produite encore, lorsqu'on publie l’observation. Nous ne pou- -vons donc pas conclure à la guérison, mais nous devons cependant remarquer que le sérum a été utile au malade dans le premier état aussi bien que dans la rechute et que cette méthode absolument inoffensive pourra être essayée avec quelques chances de succès dans des états identiques.
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OBSERVATION X. (/nédite.)
(Service de M. Pierret.)
Confusion mentale. — Oligurie et état gastrique. — Amélioration physique. — Etat mental stationnaire.
X..., 22 ans, domestique, entrée à l’Asile le 7 mai 1900, avec le diagnostic de manie aiguë. La malade vient de l’Antiquaille où elle est restée une quinzaine de jours. Très agitée, elle chantait et criait nuit et jour, prononçant des discours sans suite. lle était très constipée, n’urinait pas tous les. jours et mangeaït très peu, sitiophobie. Pendant son séjour, elle a eu ses époques qui ont duré 8 jours. Elle n'aurait pas eu de température.
Traitement : chloral, sans résultat.
Antécédents héréditaires. — Mère malade, neurasthénique.. Tous les autres membres de sa famille sont en bonne santé.
Antécédents personnels. — La malade ne serait pas venue: à terme (10 jours d'avance). Elle a présenté des convulsions: dans la première enfance. Réglée à 16 ans. Il y a huit ans, elle eut uue violente frayeur. Un taureau en fureur se serait jeté. sur elle et l’aurait piétinée. Elle ne dût son salut, paraît-il, qu’à l’arrivée de personnes se trouvant dans le voisinage. Depuis ce temps, elle est très impressionnable et son caractère s’est beaucoup modifié.
Pas de renseignements précis sur l’histoire de la maladie actuelle. A-t-elle eu un état infectieux net avant son entrée à l’Antiquaille, il nous a été impossible de le savoir et pendant son séjour dans cet hôpital, elle ne paraît pas avoir eu de. température.
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Elat mental. — Actuellement, au moment de l'entrée à l'Asile, la malade paraît être en état de confusion mentale. Elle ne répond pas aux questions qu’on lui pose, ne paraît pas savoir où elle est et parle seule, soliloquisme. Ses paroles sont incohérentes, se suivent sans systématisation et sont changeantes. Il est difficile d’y reconnaître la teinte du délire. Passant sans transition d’une idée à une autre, elle parle de Cléopâtre, de l’église, de la messe, mêle les anges avec le diable, chante des cantiques et des chansons des rues.
- Comme ses idées, son attitude et ses actes sont très mobiles, incohérents. Tantôt elle ferme les yeux, ce qui permet de saisir une légère trémulation des paupières ; tantôt, au con L traire, elle les tient fixes, très ouverts et perdus dans le vide. La mimique est vive, plutôt étonnée que niaise. at
L’insomnie est complète : elle crie, gesticule, se lève sans savoir ce qu’elle fait ni où elle va.
Pas de troubles de la parole. Elle semble cependant présenter un fond d’exagératiou voisin de l’hystérie.
Examen somatique. — Sysrème Nenveux. — Réflexes rotuliens un peu exagérés. Pas de Ie de la marche ni de la station debout,
SENSIBILITÉ. — La malade se défend quand on l’examine : elle paraît bien ressentir la piqüre, le froid, le chaud. La pression de la fosse iliaque gauche et de la région mammaire gauche paraît être insupportable à là malade.
ORGANE DES SENS. — Vision :-pas de troubles de la musculature externe ; pupilles égales réagissant ‘bien à la lumière et à l'accommodation. Pas d’anesthésie de la cornée.
Corur. — Les bruit sont bien frappés, le choc de la pointe. bien marqué. Le pouls est régulier, ample, fort, 80 pulsations à la minute.