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Elles sont très faciles à pratiquer, à la portée de tout le monde, et ne nécessitent pas, comme la transfu-
. sion, la dénudation préalable d’une veine ; enfin, elles
exigent une attention moins soutenue, cequi n’est pas négligeable en aliénation mentale, où l’on a affaire à des malades qui ne peuvent se rendre compte dé ce
. qu’on veut leur faire et qu’il faut très souvent camisoler, pour pouvoir opérer sans trop de difficultés
matérielles.
Injections intra-rectales. — Nous avons utilisé dans quelques cas la voie rectale. Dans ces cas, nous donnions des lavements de sérum artificiel que l’on pratiquait au moyen d’une seringue à hydrocèle et d’une sonde rectale. Celle-ci nous paraît préférable à la canule, car elle permet de porter plus haut le liquide à absorber. La sonde étant au préalable introduite dans le rectum, nous injectons lentement de 200 à
800 grammes de sérum artificiel.
Cette méthode, disons-le tout de suite, est des plus
Simples : on peut la confier sans crainte à une garde-
malade, et en clientèle on pourra toujours la faire
accepter sans difficultés.
Il y a cependant quelques précautions à prendre pour permettre la tolérance de l'intestin et éviter le rejet du liquide. Il faut tout d’abord que lintroduction
soit très lente, que le liquide à injecter soit à la tem- -pérature du corps et, enfin, il faut s'assurer que le
malade a eu une selle au moins dans la journée; sinon il est indispensable de donner auparavant un lavement
glycériné destiné à débarrasser l'intestin,