CONCLUSION. S
même la source où se trouvaient les renseignements qu’il fallait puisér et interpréter. Les épigraphistes seuls connaissaient ces sources; et cependant aucun d'eux ne les avait mises à contribution et n’en avait produit les résultats, dans la persuasion peut-être que dans ce sujet spécial et un peu technique, de même que dans la traduction des ouvrages de médecine, un médecin seul pouvait travailler avec fruit.
Maintenant que le chemin est tracé, la plus grande partie des difficultés que présente ce côlé de l’histoire de la médecine est levée. Nous connaissons les principales divisions du service de santé militaire des Romains, nous savons quels genres de documents sont propres à nous fournir de nouvelles notions, de plus grands détails; par conséquent, il ne reste plus qu’à chercher ces documents. Les trente inscriptions que j'ai transcrites dans ce mémoire ne sont probablement pas les seules qui aient été publiées; malgré le soin que j'ai mis à rechercher toutes celles qui se rapportent à mon sujet, il y a lieu de croire qu'il peut m’en être échappé quelquesunes; il est très-difficile, en effet, qu’il en soit autrement, puisque beaucoup de recueils épigraphiques volumineux ne contiennent pas de tables ou sont accompagnés d’index incomplets ou insuffisants, ce qui y rend les recherches fort difficiles. Mais alors même que lon sera cerlain d’avoir rassemblé dans un recueil toutes les inscriptions publiées sur les médecins militaires, il faudra encore espérer que l'on en découvrira de nouvelles dans les fouilles qui enrichissent chaque jour la science. ‘
Je ne puis terminer ce travail sans adresser les plus
vifs remerciments à M. Léon Renier. La faiblesse de mes études et de mon savoir en épigraphie ne m'aurait sans doute pas toujours permis de surmonter les difficultés que présentent souvent la lecture et l'interprétation des inscriptions, si je n'avais trouvé dans la science consommée et dans l'extrême obligeance de cet éminent épigraphiste tout ce qu’il fallait pour résoudre les problèmes et franchir les obstacles que je rencontrais.
DS