‹ Du service de santé militaire chez les RomainsChapitre 23 sur 24 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Résumons maintenant ce travail et constatons les connaissances acquises au sujet du service de santé militaire chez les Romains, service dont l'existence n’a jamais pu être sérieusement mise en doute, mais dont l’organisation était à peu près tout à fait inconnue et ne pouvait nous être révélée que par la réunion et l’étude attentive des documents épigraphiques concernant les médecins militaires.

4° Ce service n'existait pas sous la république comme service public, Il a commencé en même temps que l’établissement des armées permanentes, c'est-à-dire sous l’empereur Auguste.

2° À une époque impossible à préciser; mais, en tous cas, sous les premiers empereurs, on établit dans les camps permanents des infirmeries ou hôpitaux pour soigner les soldats malades ou blessés. |

3° Ces hôpitaux étaient administrés, sous la direction du préfet du camp, par des médecins, des aides-intendants et des infirmiers chargés de subvenir à tous les besoins des malades hospitalisés.

h° Les troupes ayant des attributions et une destination spéciales, comme les cohortes de vigiles, les prétoriens, la garde urbaine, possédaient un service de santé confié à des médecins au nombre de quatre pour chaque cohorte.

5° Les médecins de ces cohortes portaient tous le

même litre de medicus cohortis, avaient tous le même grade, les mêmes fonctions, sans qu'on puisse établir entre eux aucune hiérarchie, et étaient rangés parmi les principales ou sous-officiers. |

6° Les légions étaient pourvues également d’un service de santé dirigé par des médecins et des deputati ou aides. Le nombre de ces médecins est inconnu; mais J’analogie et l'induction permettent de conjecturer qu’il était de vingt et un environ par légion. |

7° Ces médecins portaient tous le titre de medicus legionis : ils avaient le même grade et les mêmes fonctions, sans aucune hiérarchie, et étaient aussi inscrits parmi les principales.

8 Les ailes de cavalerie et les cohortes auxiliaires étaient également munies d’un service médical.

9° Enfin la marine militaire avait aussi un service de santé, dont on ne connaît pas encore l’organisation dans ses principaux détails.

Bien que quelques efforts eussent été tentés à différentes époques pour connaître comment et à quel degré la médecine était appelée à intervenir dans l’administration militaire des Romains, on peut dire pourtant sans exagéralion que le sujet était encore neuf jusqu’à ces derniers temps, et que la vraie direction de cette étude n’était pas soupçonnée avant le mémoire de M. le docteur Simpson. On avait réuni et commenté la plupart des textes des auteurs qui contenaient de rares et très-brèves allusions aux médecins militaires; on les avait collationnés et analysés avec patience et érudition; et néanmoins, non-seulement on ne savait rien ou presque rien de celte partie de l'administration militaire, mais on ignorait

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