‹ Du service de santé militaire chez les RomainsChapitre 8 sur 24 · ACVVL OPTIO VALETVDINAR. D. D · texte numérisé non relu

ACVVL OPTIO VALETVDINAR. D. D

Romæ. Marini, Giornale di Pisa,t. XVI, p.178.—Henzen (1), n° 6834.— OI. Kellermann (2), n° 197.

Fortnnæ sacr(um). Titus Statilius [Titi filius], Aquilinns, Aquile[ia], centuria Acuvi(i), optio valetudinar(ii), d(ono) d(edit). .

Cette inscription, qui ne présente d’ailleurs rien de particulier relalivement à notre sujet, complète la série des cinq inscriptions mentionnant des optiones valetudinart que l’on connaît aujourd’hui.

En résumé, il résulte de l'examen et de l'interprétation des divers documents que je viens de mettre sous les yeux du lecteur que depuis l'établissement définitif de l'empire par Auguste, il y eut une organisation de secours médicaux et un service de santé dans les camps permanents, organisation qui se manifeste clairement : 4° par l’existence de lieux de secours ou d’hôpitaux militaires, dont la construction nous est révélée dans le livre de Hygin ; 2° par la fonction indispensable de médecins chargés de

(1) Supplément au recueil d’Orelli.

(2) Vigilum Romanorum latercula duo Cœlimontana, etc., etc., par Olaus Kellermann. Rome, 1835, in-folio.

donner les secours de leur art aux malades admis dans ces infirmeries, secours dont la direction première appartenait probablement au medicus castrensis; 3° par les emplois d'aides ou d’adjudants mentionnés sous le titre d'opfiones valetudinarti dans les inscriptions n° 3, 4, 5, 6 et 7; 4° enfin par l’existence d'infirmiers appelés vocoxouot, non inscrits dans les rôles de l’armée et appartenant aux derniers rangs de la hiérarchie nosocomiale. On voit que cette organisation des hôpitaux militaires romains avait une certaine analogie avec celle qui existe chez nous aujourd’hui.

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