‹ Du Sevrage Rapide des ToxicomanesChapitre 11 sur 14 · ARR · texte numérisé non relu

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pouvant plus, elle a acheté et absorbé deux flacons de Dial Ciba, à la suite de quoi elle fut transportée sans connaissance à l'Hôpital. Quelque temps après sa sortie, elle retombe à la suite de la même influence affective.

Entre dans le service à l'Hôpital Henri-Rousselle, le 6 juin 1934, prenant un gramme d’héroïne par voie nasale.

C’est une malade qui se montre difficile, très exigente, impatiente, indocile. Elle crie, elle chante, elle appelle, elle se plaint de l’estomac et du ventre. Elle présente des vomissements.

Elle a un foie volumineux et des reins ptosés confirmés radiologiquement. “

Elle a, d’autre part, subi une ovariectomie l’année dernière et se comporte dans le service comme une névropathe.

La cure se poursuit cependant normalement et la malade réclame sa sortie, se trouvant tout à fait guérie. En fin de traitement, excitation sexuelle,

Le 14 juin, elle quitte le service et remet la note ci-jointe

« Je suis entrée à l'Hôpital Henri-Rousselle le 6 juin, afin d’y subir une cure de désintoxication suivant la méthode du Docteur Dupouy. Je dois dire d’ailleurs qu'elle est merveilleuse en ce sens qu’on ne

souffre presque pas, car j'avais essayé il y a sept mois,

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de me désintoxiquer moi-même et ce que j’ai souffert est impossible à dire : frissons comme des décharges électriques, maux de reins, rétention d’urines, maux de tête, etc. J’ai passé ainsi une nuit entière à croire que je devenais folle. La désintoxication faite ici... est tout autre chose. Je peux d’autant mieux m'en rendre compte que j’ai un point de comparaison. Je n’ai presque pas souffert. J’ai été simplement mal à l’aise, ayant des impatiences dans les jambes, n’étant.

bien dans aucune position. J’ai vomi les premiers jours. J’ai uriné normalement. Je peux dire vraiment

que ce fut une cure miraculeuse. Je ne me souviens même pas de tous ces jours passés dans ce lit. Il me serait bien difficile de dire ce que j’ai ressenti par détail. Il s’agit d’un malaise inexprimable que j'ai d’ailleurs très bien supporté. J’ai très bien dormi les premiers soirs avec deux comprimés, après sans rien. J’ai dormi dans la journée. Aussi je puis être vraiment reconnaissante au Docteur Dupouy de m’avoir tiré d’un si mauvais pas avec le minimum de souffrances, La seule chose que j'aurais à dire c’est que j’ai eu quelques coliques, mais si peu en regard de ma pré-

cédente désintoxication, qu'il est inutile d’en parler.»

IIe OBSERVATION. — Du... Renée, 59 ans. Sans profession.

Morphinisée pour une cholécystite calculeuse opérée

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