AGE TO
en 1903. Suppression facile de la morphine, mais ultérieurement prend l’habitude du laudanum, qu’un pharmacien lui délivre sans ordonnance, mais à un prix supérieur, à la dose de trente à quarante grammes.
Chaque jour elle absorbe 8 à 12 grammes.
Entre dans le service le 12 juin 1934avec un aspect fatigué — de la migraine — légère hyposystolie. Albumine dans les urines 0, 66.
La cure est assez difficile. Elle souffre du ventre et des reins. On constate des vomissements, de l’oligurie et une température au-dessus de 38°.
Néanmoins, elle sort guérie et satisfaite le 21 juin
IIIe OBSERVATION. — Zo.., Victor, 25 ans.
Chasseur d'Hôtel.
Héroïnomare nasale à 0,25 par jour. À commencé, entraîné par un client, en janvier 1933.
Désintoxiqué une première fois en 20 jours à l’Hôpital Bichat. Récidive le 1er avril 1934, et entre dans le service le 11 juin 1934. C’est un grand garçon qui présente un mauvais état général. La cure est gênée par des vomissements et une angine qui élève la température à 3908.
Cependant, la cure s’effectue et le malade sort guéri le 22 juin 1934 déclarant ne sentir aucun besoin
de reprendre de l’héroïne, au contraire. Il trouve le
traitement « radical » et n’éprouve pas les frissons qu'il avait ressentis encore au bout de 15 jours, dans
sa dernière cure.
IVe OBSERVATION. — D... Charles, 35 ans.
Cinéaste.
Héroïnomane depuis un an et demi par entrafnement, sans raison spéciale. Entre à l'Hôpital le 18 juin 1934 prenant 0,25 d’héroïne en injection sous-cutanée. '
Au cours de la cure et pendant deux jours : vomissements avec élévation passagère de la température à 38 °. Quitte le service le 25 juin 1934, guéri, n’éprouvant plus de besoin, et reconnaissant.
« Je ne pensais pas, écrit-il, qu’une cure soit si rapide et efficace. Le résultat obtenu est vraiment une merveille. Les deux premiers jours sont très durs ; on est en période de manque, mais cela est tout de même supportable. J’admire aussi le dévouement des
infirmières... ».
Ve OBSERVATION. — Ma.…., Jeanne, 38 ans.
Artiste lyrique.
Héroïnomane nasale depuis 8 ans par curiosité, puis par besoin. Prenait dans les derniers temps un gramme par Jour.
Première cure à l’Hôpital civil d'Oran.
UT peut
Récidive deux ans après par « spleen » et entre dans le service le 18 juin 1934.
Elle a des vomissements durant sa cure. Les voies digestives sont saburrales. C’est une constipée chronique chez laquelle on surveille soigneusement l’intestin.
Le 26 juin, elle sort guéri, et consigne par écrit ses impressions :
« … Une cure de désintoxication, hélas ! ce n’est jamais très gai. de souffrir. Le système est parfait, seulement, adieu les illusions ! Neuf jours, j’estime que c’est un record, et je souhaïte à tous les gens dans mon cas de faire pareil. Je suis heureuse d’être débarrassée de ce fléau et pense fermement ne plus
y retomber jamais ».
VIe OBSERVATION. -— Au... Maud, 27 ans.
Mannequin.
Héroïnomane depuis quatre ans environ, par curiosité et snobisme. À essayé de s’en passer sans y parvenir. Entre une première fois dans le service le 17 février 1932, prenant 0,25 en injection souscutanée. La feuille d'observation à cette date, nous apprend que la cure régressive a été particulièrement difficile. La malade crie, réclame ses piqûres, se tord sur le lit, hurle, pleure, se plaint de la tête, du ventre,
de l’estomac, du cœur. Elle gémit, elle vomit. Elle