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diocre intérêt et ces grandes se diviseraient plus sûrement d’après les caractères tirés de la direction de leurs cloisons intérieures ou des dimensions de leur support qui, tantôt très-long* comme dans le Scutellaria albida sera parfois tellement court, que la glande paraîtra sessile.
Mais l’étude de ces détails, variant souvent dans le même type, et que nous retrouverions près des Labiées, dans les Scrofularinées, les Oroban cliées, etc., m’entraînerait au delà des limites de cet exposé ; je me borne donc à rappeler cette forme glandulaire dans laquelle se produisent plusieurs des huiles essentielles que nous demandons aux Labiées médicinales.
Ces huiles essentielles dont les propriétés varient avec les divers types officinaux, présentent presque constamment les mêmes caractères g*énéraux quand on les examine dans les grandes qui lèsent produites, que celles-ci soient unicellulaires ou pluricellulaires. Dans les éléments sécréteurs, on voit toujours apparaître de petits globule? jaunâtres qui augmentent rapidement en nombre et parfois même s’y réunissent en une seule masse ; à ces globules se trouvent généralement mêlées des granulations solides et jaunissant par l’iode. Souvent le produit de sécrétion s’extravase entre la cellule glandulaire et la cuticule qu’elle décolle sur une étendue variable (Cohn).
Parmi les plantes qui, sans appartenir au groupe des Labiées, oflrent des glandes analogues à celles que je viens de décrire, je citerai, en raison de son importance médicinale, le Houblon ( Humulus Lupulus) , qui nous fournit le « Lupulin. »
On désigne sous ce nom une poudre recherchée pour
l’huile essentielle qu’elle renferme, poudre formée essentiellement par des glandes qui contiennent encore, sous leurs parois desséchées, leur produit de sécrétion.
Si l’on examine la structure et les rapports de ces org*anes sur la plante fraîche, on voit qu’ils se présentent sous l’aspect de glandes multicellulaires portées sur des pédicelles extrêmement courts et sécrétant un liquide jaunâtre et amer qui s’extravase souvent audessous de la cuticule, par un phénomène analogue à celui déjà décrit dans les Labiées (1).
Glandes à poil terminal. — Dans diverses Urticées, appartenant surtout aux genres Urtica et Laportea, on observe des glandes multicellulaires et extérieures, mais placées à la base d’un poil et non à son sommet, glandes des plus intéressantes pour nous, puisque leurs produits actifs les ont fait employer en médecine ou nous ont appris à les ranger au nombre des plantes toxiques.
Ces poils des Orties, si souvent étudiés (2), se résument essentiellement en une petite colonnette formée
(1) Personne. Mémoire sur Vhistoire chimique et naturelle du Lupulin. (Ann. sc. nat. Botanique, 4e série, 1854, t. I.)
(2) Hooke. Micographia , 1787.
De Candolle. Organographie végétale.
Meyen. ZJeber die Sécrétions. — Organe der Pflanzen. Berlin, 1837. Bahrdt. De pilis plantarum.
Schacht. Die PflanzenzeUe.
Weddell. Considérations générales sur la famille des Urticées. (Annales des sciences naturelles , 4e série. Botanique, 1857.)
P. Dnchartre. Eléments de botanique , 1867, p. 99.
Dnval Jouve. Etude sur. les stimulus d'Ortie. (Bulletin de la Société botanique de France , 1867.)
Martinet. Loc. cit ., p. 179 et suiv.
d’un nombre assez considérable de cellules et s’excavant à sa face supérieure pour y recevoir la base d’un poil qui va s’amincissant jusqu’à la partie terminale, recourbée et généralement très-fragile. Or et malgré quelques divergences entre les auteurs, il semble actuellement démontré que le produit de sécrétion est fourni par les cellules de la colonne-support voisines de la base du poil, dont la cavité le reçoit par endosmose (Duval Jouve) et d’où il s’écoulera lors de la rupture de l’extrémité. La substance active est donc due à l’activité spéciale d’un groupe d’éléments anatomiques formant une véritable glande multicellulaire, ce qui oblige à la rapprocher des organes avec lesquels elle se trouve décrite ici.
Chacun connaît l’âcreté du liquide de nos Orties indigènes (1), âcreté qui les fait employer dans la médication externe. Elle est cependant faible si on lacompare à la causticité du suc de diverses espèces exotiques ( Urtica urentissima, Laportea crenulata) qui déterminent des accidents très-graves et, dit-on, mortels.