‹ Du siège des substances actives dans les plantes médicinalesChapitre 20 sur 38 · ÉTUDE DE LA LOCALISATION ORGANOGRAPHIQUE DES SUBSTANCES ACTIVES · texte numérisé non relu

ÉTUDE DE LA LOCALISATION ORGANOGRAPHIQUE DES SUBSTANCES ACTIVES

Dans les chapitres qui précèdent, j’ai cherché à dé^ terminer le siég*e des substances actives dans les divers éléments histologiques des végétaux; mais cette étude, si intéressante qu’elle soit, ne saurait avoir d’utilité pratique qu’à la condition d’être immédiatement suivie de descriptions complémentaires et synthétiques permettant de retrouver ces éléments et leurs contenus dans les organes ou parties de plantes que la thérapeutique recherche en raison de leurs principes médicamenteux.

Tel sera l’objet de cette deuxième partie, dont les divisions se trouvent indiquées par son sujet meme; j’étudierai d’abord les organes de végétation, c’est-àdire l’axe (racines, rhizomes, tiges aériennes), et les feuilles, puis les organes de reproduction (fleurs, fruits, graines). Enfin, l’examen des «herbes » et des thallophytes employés terminera cette étude.

Pour les considérations générales indiquées précédemment, les caractères botaniques continueront à fournir les éléments des divisions principales, puis viendront les groupes chimiques (matières gommeuses, amylacées, sucrées, oléo-résineuses et résineuses, gras

ses, etc.) (1), groupes qui recevront une extension en rapport avec la nature même de cette nouvelle étude, que je ne saurais limiter aux seules notions fournies par l’examen microscopique, et dans laquelle j’aurai souvent à signaler des substances actives mêlées aux tissus sans que l’œil ou le microscope puissent y constater leur présence, substances que les réactions ou les analyses chimiques y ont seules révélées; il faudra donc, aux corps énumérés précédemment, ajouter les matières tanniques, puis une série de principes actifs fort disparates au point de vue chimique (alcaloïdes, glucosides, sels, etc.), mais qui se trouvent forcément réunis par les difficultés même que nous éprouvons à les localiser sûrement dans l’état actuel de nos connaissances.

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