CRYPTOGAMES
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LycopodiàCées. — La « poudre de Lycopode » est formée par les microspores du Ly copodium clavatum , microspores que leur forme permet de reconnaître aisément des divers pollens avec lesquels on a, dit-on, cheri ché à les falsifier souvent.
EqüISETACÉES. Elles méritent seulement d’être | mentionnées ; leur principe amer (acide équisétique ?)
! étant encore fort peu connu.
(1) Gubler. Loc. c it.y p. 2*.
Fougères. — Elles donnent surtout à la matière médicale leurs rhizomes et leurs frondes; parmi les premiers, je citerai celui de la Fougère mâle ( Nephrodium Fil ix-Mas) employé comme ténifuge, et dont les propriétés passent pour résider dans foléo-résine qui remplit les lacunes situées dans le tissu cellulaire. Ces lacunes paraissent manquerdans le rhizome delà Fougère femelle (Asplénium Filix — fcemina), mais celui duPolypode de Chêne (Poly podium vulgare) et du Caîaguala [P. Caîaguala) renferment de la matière résineuse, principalement au voisinage des faisceaux.
Parmi les frondes employées, il convient de rappeler celles des différents Capillaires (Adiantlium pedaturn, A . Capillus- Veneris , A . tenenm , Asplénium Adianïhim nigrvrn) tous plus ou moins aromatiques, de la Rue des Murailles [Aspl. Rida mur aria) , du Polytric(A. Triclio mânes), de la Scolopendre ( Scolopendrium officinale), de a Dauradill e(Ceterachofficino/rum), de laFougère royale (Osmunda regalis ), et de la grande Fougère ( Pteris aquilina). Sous le nom de « Baromez, » on a désigné les poils qui recouvrent la base de diverses Fougères ( Cibotium , etc.), poils en général multi -articulés.
Lichens. — Les différents Lichens conservés dans la pharmacologie moderne le doivent principalement à la facilité avec laquelle ils donnent des mucilages plus ou moins épais ( Cetraria Islandica, Stictapulmonaria , Parmelia parietraa). Iis renferment généralement des principes amers ( Cetrarine , oxide cètrarigue) ou amylacés ( Lichénine ) et l’on sait quelles ressources certains d’entre eux (. Roccella , etc.) offrent à la teinture.
Champignons. — Les Agarics de Chêne (Polyporus fo -
nientarius) et du Mélèze (P. offîcinalis), bien que renfermant certaines substances, telles que Y Agaricine et Y acide agaricique, ne sont guère employés que dans la thérapeutique chirurgicale. — L’Ergot de Seigle Claviceps purpurea) est au contraire un médicament des plus énergiques, mais ses principes actifs, mal définis au point de vue chimique, sont encore bien moins connus sous le rapport de leur localisation.
Algues. — Un grand nombre d’entre elles renferment une quantité notable cTiode. Telles sont plusieurs espèces des genres Fucus (surtout les Fucus vesiculosus, serratus , siliquosus , etc.), Laminaria , Gelidium , Ulva, Gigartina , etc.
• Certaines Laminaires sont recherchées pour-la PAv/cite qu’elles contiennent, d’autres et surtout 1 e L.digi* tâta sont usitées comme agents dilatateurs, en raison de la facilité avec laquelle se gonflent les cellules de leur région centrale ; certaines sont comme incrustées de carbonate de chaux ( Corallina offtcinalis) ; d’autres enfin donnent des gelées plus ou moins épaisses, et cette formation mucilagineuse réside dans leur zone moyenne (Sphærococcus crispus , Gracilaria lichenoïdes , etc.).