I. — CELLULES
Cellules dont la paroi se transforme en substances gommeuses.
Les anciens botanistes, Treviranus, Labillardière, De Candolle même, regardaient les gommes comme formées dans les plantes par certaines cellules spéciales et déposées dans des réservoirs voisins. Cette opinion, dont les recherches récentes ont montré la justesse pour quelques gommes, ne saurait cependant s’appliquer à l’ensemble de ces produits, et parmi ceux que la thérapeutique emploie le plus fréquemment on en compte dont l’origine est bien différente, ce que Kützing (1) semble avoir été le premier à reconnaître.
Cet observateur constata que la gomme adragante n’était pas une substance amorphe et homogène c omme
(1) Kutzing, Granzüge id. phil. Bot., p. 203.
on le croyait alors, mais qu’elle offrait toutes les réactions de la cellulose et semblait composée de cellules à parois épaisses et renfermant des grains de fécule. Ung*er(l) vérifiant ces résultats, compara ing*énieusement cette formation g’ommeuse à la transformation mucilagineuse des graines de lin et de coing*, et bientôt de nombreux travaux dus à H. Mohl, Karsten, Wig*and, Frank, Sorauer (2) firent connaître dans ses principaux détails cette production de g-omme par altération des parois cellulaires; mais ces observateurs généralisèrent malheureusement plus qu’il ne convenait ce mode de formation qui ne saurait s’appliquer à certaines matières g’ommeuses, comme l’ont établi les recherches des anatomistes de l’école française (3) et ainsi que j’aurai l’occasion de le montrer plus loin. Dans ce chapitre, je dois m’attacher uniquement à celles de ces productions g’ommeuses qui sont dues à des modifications de la paroi cellulaire et spécialement aux g’ommes adrag*ante et arabique.