MUCILAGE DE COING
Les Coings ou fruits du Cydonia vulgaris renferment dans leurs loges carpellaires des graines assez étroitement rapprochées et placées perpendiculairement à l’axe du fruit ; ce sont ces semences qu’on emploie en médecine sous le nom de « Pépins de coing. » Ils sont généralement réunis plusieurs ensemble par une ma-
(1) Frank in Jahrb. für wiss. Botanik , V, 1866,
G. Planchon. Loc. cit t. I, p. 380.
tière mucilagineuse qui les agglutine, et dont l’examen anatomique va nous montrer le siège et la formation.
Les téguments de la graine sont formés extérieurement par une assise de cellules diaphanes recouvrant une série de couches formées, les premières, d’éléments à contenu variable, les plus internes de cellules à contenu oléagineux. Ici encore, comme dans le Lin, l’assise la plus externe seule prendra part à la formation du mucilage et toujours par un phénomène de même ordre : les parois extérieures et une forte partie des parois latérales se gélifieront et se transformeront en un mucilage dont les caractères seront entièrement semblables à ceux des matières cellulosiques (1), tandis que ceux-ci sont souvent masqués en partie dans le mucilage du Lin sur lequel l’iode ou le chlorure de zinc iodé ne produisent aucune coloration (2)
MUCILAGE DÊ PSYLLIUM.
Les semences du Plantago Psyllium sont utilisées en raison de l’abondant mucilage qu’elles renferment, et dont la formation, tout en se rapprochant des phénomènes que nous a révélés l’étude des plantes précédentes, en diffère cependant d’une manière assez importante, comme on va le voir.
L’étude microscopique de la graine montre celle-ci composée : 1° d’une double couche tégumenlaire formée d’une assise externe à cellules très-minces, et d’une couche intérieure de cellules dures et colorées en brun ; 2° d’un albumen dontles cellules ont des parois épaisses
(1) G. Planchon. Loc. cit p. 397.
(2) Giraud. Loc . cit., p. 58.
et poreuses ; 3° de l’embryon dont le tissu est formé de cellules polyédriques et à contenu oléagineux.
Or, à l’exception de l’embryon, toutes les parties de cette graine subiront la transformation mucilagineuse; les parois des cellules de l’albumen comme les parois des cellules tég*umentaires se gélifieront ég*alement, et ainsi s’explique l’abondante production de mucilag*e à laquelle le Psyllium doit ses applications thérapeutiques (1).
Cellules contenant des substances actives dans leur intérieur.
Ainsi que nous venons de le voir, ce n’est que dans un petit nombre de cas que des substances actives se forment aux dépens de la membrane cellulaire modifiée; dans l’immense majorité des types, elles se trouver* contenues dans l’intérieur même des cellules. Cette seule indication fait pressentir la variété des principes dont j'aurai à indiquer la localisation histologique dans la présente partie de mon travail.