FLEURS
On g^rand nombre de fleurs sont employées, parmi lesquelles je citerai les fleurs de Mauve, de Guimauve,* de Rose-Trémière, de Bouillon Blanc, de Coquelicot et de Violette utilisées pour leurs principes mucilag'ineux ; celles de Labiées (Lavandes, Stoechas, Lamier blanc, etc.) de Composées (Camomille, Millefeuille, Tanaisie, etc.J d'Oranger et deCannellier pour leurs huiles essentielles, celles de Rosacées (Rose de Provins, Pêcher) pour leur tannin^ etc. ; enfin d'autres pour les substances diverses qu'elles renferment (Kousso, Semen-KX)ntra, Safran, Colchique, Genêt, Muçuet^ etc. )
Sous le nom de a clous de Girofle » on emploie les fleurs non épanouies du Caryophyllm aromaticus de la famille des Myrtacées, espèce qui renferme une huile essentielle dont l'examen histolog^ique a permis de déterminer exactement le siège :
Sur la coupe du Girofle on voit au-dessous de la cuticule et de l'épiderme, une zone caractérisée par un nombre considérable de lacunes contenant de l'huile essentielle. Ces réservoirs ovoïdes sont creusés au mi-
(1) Peut-être aussi sur le Rhu» Japomca.
lieu d'un parenchyme à éléments remarquables par leurs minces parois ; ils sont immédiatement entourés par un tissu spécial de cellules plus petites ; en dedans de cette zone vient un cercle flbro-vasculaire, au delà duquel on observe une nouvelle couche parenchymateuse riche en lacunes oléorésinifères; enfin, au centre, est un faisceau fibro-vasculaire assez développé, Tel est le siég^e de l'essence de girofle qui donne à la substance son odeur et sa saveur particulières (1).