FRUITS ET GRAINES
Sous le nom de fruits la thérapeutique emploie un certain nombre de substances végétales qui sont trèsrarement réduites au péricarpe et qui presque toujours eomprennent également la graine dont 1 étude pharma- <5ologique se trouve intimement unie à celle du fruit, bien que dans quelques cas elle puisse être décrite séparément, certaines semences étant employées seules et dégagées de leur péricarpe.
Ce dernier peut renfermer des principes actifs plus variés que ceux dont la graine sera le siège : il contiendra des matières mucilagineuses, amylacées, sucrées, oléorésineuses, résineuses, gommorésineuses, grasses, cristallisables, etc. Si au lieu de le considérer dans son ensemble, onTétudie dans chacune de ses parties on voit qu'elles seront également utiles : Tépicarpe renfermera les huiles essentielles des Âurantiacées ; dans le mésocarpe se trouveront les matières sucrées des drupes, des baies, etc., les gommes résines de la généralité des Ombellifères, les résines des Poivres ^ la matière grasse de
(1) G. Planchon. Lod dU^ U I, p. 286^
l'Olivier et de quelques Palmiers; Tendoearpe contiendra le principe delà Grande-Gigiië, etc. Mais je rappelle que nos fruits médicinaux renferment presque toujours leurs graines, parties dans lesquelles les principes actifs seront plus constants s'ils sont moins variés ; aussi dans plusieurs d'entre eux (Amomacées, Gévadille, etc.) le péricarpe formera la partie la moins importante.
Dans lag*raine, l'étude de la localisation du principe actif exige qu'on distingue les enveloppes qui donneront particulièrement des matières mucilagineuses (Lin, Coing), de l'amande qui renfermera tantôt des matières oléorésineuses (Maniguette) , tantôt des matières grasses (beurres de Cacao et de Muscade; huiles d'Œillette, de Colza, de Navette) tantôt des « huiles médicinales, «c'est-à-dire mêlées de substances actives (Euphorbiacées), tau tôt enfin des alcaloïdes (Gaféïne,
Théobromine, Yératrine).