‹ Du siége et la nature des maladies, ou nouvelles considérations touchant la véritable action du système absorbant dans les phénomènes de l'économie animaleChapitre 1 sur 24 · VA •• V · texte numérisé non relu

VA •• V

Monsieur le Comte ,

Le plein de ce livre était a peine achevé , que déjà mon cœur vous en avait adressé l’hommàgè .

Accueilli par vous dès le début de ma carrière , lorsque je n'offrais pour garantie que élu zèle et de l application ; comblé depuis quinze ans de vos bontés ; admis à une familiarité dont je dois iri enorgueillir , et qui semble , en quelque sorte y m’élever à t intimité des grands naturalistes y et des s av ans illustres dont vous avez été le contemporain et l’ami ? quelles expressions assez f ortes puis- je trouver pour vous témoigner toute l’étendue et toute la vivacité de mes sentimens de reconnaissance ? Je sens trop combien les mots resteraient au-dessous de ce que f éprouve.

Si l’esprit conservait sa liberté dans une profonde émotion , f essaierais ici d’imiter en style pompeux la plupart des épitres dédicaloires . Je n’en chercherais le sujet 3 ni dans vos grands talens , ni dans le rang que vous occupez : les malheureux pourraient seuls m apprendre ce que je voudrais être capable de vous dire d’une manière d'gne de vous ; mais je suis arreté par mon impuissance comme par la crainte de vous déplaire en trahissant les secrets que vous imposez.

Du moins , monsieur le Comte , ne puis-je taire ce que f entends sortir de toutes les bouches) ce que je retrouve au fond de mon cœur : c est que , déchu de la puissance , vos vei'tus vous attirent un tribut aussi général de vénération que si vous étiez encore dans tout l'éclat de la faveur.

J ai l’honneur dé être avec une respectueuse considération ,

Monsieur le Comte ,

Votre très-dévoué et très-recon naissant serviteur

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