‹ Du spasme de l'accommodation chez l'enfantChapitre 10 sur 25 · PEER · texte numérisé non relu

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rable quand l'œil observé présente un fort staphylome. Nous nous trouvons par suite dans l'obligation d'étudier la région située en dehors de la macula; c’est pourquoi nous suivrons la deuxième règle que voici : « Pour l’examen de l'œil droit, cet œil regardera un peu en dehors de l'oreille gauche del ‘observateur qui skiascopisera avec son œil gauche; pour l'examen de l'œil gauche, cet œil regardera un peu en dehors de l'oreille droite de l'observateur qui skiascopisera avec son œil droit ». Mais, dans ces conditions, l’œil à examiner verra seul le fond de la chambre, l'axe visuel de l’autre œil rencontrant le visage de l'observateur ; si l’on ne rappelle pas à chaque instant aux sujets inattentifs qu'ils doivent regarder au loin, on constatera dans le cours de la skiascopie des oscillations de la réfraction qui pourraient être prises pour du spasme clonique, alors qu’elles sont dues aux efforts d’accommodation de l'œil que l’on n’examine pas. On supprime cet inconvénient en cachant cet œil sous une louchette, et c'est ainsi que nous avons procédé pour nos observations. Nous devons dire enfin que nous fixons la direction du regard de nos patients à l’aide de deux repères placés derrière nous sur la paroi de la chambre noire, et qui ont l’avantage de retenir l'attention de nos jeunes sujets sans trop la fixer ; ces repères sont constitués simplement par un carré et un cercle de papier blanc. Malgré cette précaution, il est des’enfants qui, indociles, instables ou trop jeunes, ne peuvent immobiliser leur regard pendant quelques instants ou s’obstinent à fixer l’observateur; une étude de la réfraction statique est impraticable chez eux.

La technique de la skiascopie étant ainsi nettement établie, il ne nous reste plus qu'à savoir apprécier le sens de la marche de l’ombre pupillaire et le point neutre. Cela est affaire de pratique ; en ce qui nous concerne, nous pensons déterminer le point neutre avec une approximation moyenne de 0,25 d., d'autant que nous éliminons les cas où une taie, un astigmatisme trop élevé ou irrégulier viendraient diminuer la netteté du phénomène de l’ombre pupillaire. Quel degré de précision alteindrons-nous en suivant la méthode que nous venons d’ex-

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poser ? Nous ne pouvons le spécifier, car nous devons toujours compter sur des causes d'erreur indépendantes de tout procédé, ne serait-ce que l’aberration de sphéricité des milieux réfringents de l'œil pouvant fausser dans une certaine mesure les résultats obtenus après atropine.

Voici enfin la ligne de conduite que nous suivrons dans nos observations: nous pratiquerons trois examens skiascopiques chez chacun de nos sujets, le troisième sous atropine. Les deux premiers examens, faits le même jour à un quart d'heure d’intervalle, nous permettront par leur comparaison d'éliminer le spasme clonique ; la troisième skiascopie sera pratiquée après instillations trois fois par jour pendant cinq jours d’un collyre à l'atropine à ee.

La partie la plus importante de nos examens sera évidemment la mesure de la réfraction statique à l’aide de la skiascopie ; nous compléterons cependant nos observations par l'étude de l’acuité visuelle et par la mensuration de l’astigmatisme cornéen avec l’ophtalmomètre de Javal et Schiotz. La connaissance de l’astigmie cornéenne nous donnera celle de l'astigmie cristallinienne, bien qu'il soit un peu illogique de comparer deux quantités de valeur inégale, l’astigmatisme total étant donné par une méthode approximative tandis que l’astigmatisme cornéen est mesuré avec un instrument précis. Nous n'avons pas cru devoir mesurer l’amplitude d’accommodation de nos sujets, n'ayant pour cela à notre disposition que des méthodes subjectives difficiles à appliquer chez l'enfant.

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