‹ Du spasme de l'accommodation chez l'enfantChapitre 24 sur 25 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Considératiors d'ordre pratique

On considère généralement que la skiascopie est le plus souvent inexacte chez l'enfant : il en résulte l'emploi systématique de l’atropine en vue d’un diagnostic rigoureux de l’amétropie. Nous n’aurons pas besoin d’insister sur les inconvénients et parfois les dangers du mydriatique pour faire comprendre tous les avantages de la suppression de la cure d’atropine.

Si nous ne croyons pas à la possibilité de cette suppression chez tous les enfants, nous avons cependant la conviction qu'elle est réalisable chez les deux tiers environ des sujets âgés de plus de sept ans. Tout revient en somme à éviter le spasme clonique. Pour cela, il n'y aura qu'à suivre une technique rigoureuse analogue à la nôtre et à prendre les précautions que nous avons indiquées sommairement : ce ne sera qu’une affaire de patience et quelquefois de temps. Enfin, on n’oubliera pas d'observer la pupille : si elle est immobile et très dilatée, nous pouvons être sûrs de l'exactitude suffisante au point de vue clinique de la skiascopie; si elle est contractée et mobile, nous ne devrons pas faire état d’un examen faussé par le spasme clonique.

Si le praticien ne peut se mettre dans les conditions où nous nous sommes placé pour obtenir nos mensurations, il ne devra pas tenir compte des renseignements que lui donnera la skiascopie, à moins de s’exposer à des erreurs fâcheuses dans le diagnostic et, par suite, dans la correction des anomalies de la réfraction. Il devra forcément recourir à l’atropine, mais en se rappelant qu’elle diminue toujours un peu la valeur de la réfraction.

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