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nières ne cédant qu'à l’atropine. Nous n'envisagerons que la rénitente, la seule que nous puissions évaluer, et qui se manifeste par le spasme partiel dont nous avons fait l'étude quantitative au chapitre précédent.
Nous avons ainsi constaté que ces contractions partielles, le plus souvent d’une valeur de 0,25 d. ou de 0,50 d., ne dépassaient pas 1 d.
D'après l'hypothèse classique mise en avant par Dobrowolsky, Giraud-Teulon, et soutenue énergiquement par Martin, ces contractions partielles du muscle ciliaire auraient dans la plupart des cas un rôle curateur ; elles ne devraient donc exister le plus souvent que dans l’astigmatisme pour égaliser la réfraction dans les deux méridiens principaux ou du moins pour diminuer cel astigmatisme. En est-il ainsi dans nos observations? On les trouve bien 30 fois sur 34 dans des amétropies cylindriques (diagnostiquées après atropine), mais elles ne sont correctrices que 14 fois sur 30. Si, en outre, nous n’accordons à la skiascopie qu'une exactitude relative, si nous admettons que l'atropine ne ramène pas l'œil à son état statique vrai, il nous est impossible de trancher clairement la question si débattue de la correction cristallinienne de l’astigmatisme.
Nous pouvons, à la rigueur, mettre en doute et négliger les valeurs de 0,25 d. et de 0,50 d., mais il nous faut tenir compte des valeurs égales à 0,75 d. et à 1 d., et nos observations fournissent ainsi quelques faits en faveur sinon du rèle curateur, du moins de l'existence des contractions partielles rénitentes du: muscle ciliaire.
Spasme clonique. — Le terme de spasme clonique peut s'appliquer aux contractions passagères et exagérées du muscle ciliaire occasionnées par la fixation des objets rapprochés, mais nous ne parlerons ici que du spasme clonique dans la vision à distance observé pendant certains examens skiascopiques. On ne peut d’ailleurs parler de spasme que si l'observateur ne commet aucune faute de technique dans l'examen d'un sujet docile; dans ces conditions, rien ne vient justilier la mise en jeu de l’accommodation. Nous avons basé le diagnostic de spas-
nee me clonique sur l'inégalité de deux examens pratiqués à quelques minutes d'intervalle ; mais les variations de la réfraction sont dans ce cas presque toujours suffisamment rapides pour se manifester dans le cours d’une même skiascopie.
Le spasme clonique a une étiologie assez nette où prédomine le rôle de l’âge et du tempérament du sujet. Nous l’avons observé, sans aucune exception, chez tous les enfants de moins de sept ans, et, sur nos 37 observations de spasme tonique, on n'en trouve qu'une chez un sujet de sept ans et 4 chez des sujets de huit ans. Les sujets plus âgés qui présentent à la skiascopie ces oscillations de la réfraction sont toujours des sujets nerveux, le plus souvent émotifs, mobiles, instables. Les strabiques étant des nerveux, il n’est pas étonnant que nous ayons toujours trouvé chez eux du spasme clonique.
Il est probable que ce spasme est occasionné par ce défaut d'attention particulier aux nerveux, mais qui est normal chez les tout jeunes sujets. Il ne suffit pas pour que l’accommodation se relâche que l’observé regarde un objet placé à cinq mètres ou plus. Le sujet inattentif, tout en maintenant son regard dirigé sur cet objet, pourra penser à ce qui l'entoure, à l'observateur, à l'instrument que l’on fait glisser devant ses yeux ; le dynamisme de l'œil sera ainsi réveillé et il y aura une sorte de réflexe psychique de l’accommodation analogue au réflexe pSYychique de l'iris.
Il en résulte que l’on ne saurait prendre trop de précautions dans la pratique de la skiascopie chez l'enfant, en dehors des règles citées plus haut. La première indication est de rassurer l'enfant, toujours plus ou moins effrayé par l'aspect de la chambre noire et par les instruments dont il faut lui indiquer l'usage. On évitera ensuite tout ce qui pourrait le distraire : autant que possible le sujet sera seul dans la chambre d’examens avec l'observateur et son aide, l'observateur ayant de préférence un costume sombre. Enfin, et c’est là le point le plus important, il faudra à chaque instant rappeler à l’observé qu'il doit regarder au loin et ne penser qu’à cela ; on arrive, grâce à ces précautions, à éviter le spasme clonique dans un grand
bre de cas. ;
PTE
On retrouve encore ici, entre le muscle ciliaire et l'iris, cette synergie dont nous avons parlé à propos du spasme tonique. Les changements de la réfraction qui caractérisent le spasme clonique s’accompagnent de modifications de l'orifice pupillaire, fait d’ailleurs bien connu et qui fut constaté par Donders. D'après Wertheimer: « Donders trouve aussi que .....…. RAS | ajoute qu’il était parvenu, sans verres, à augmenter ou à relàcher son accommodation tout en fixant un point invariable et que chaque augmentation de la tension accommodatrice s'accompagnait d’un rétrécissement de la pupille surtout quand le point de fixation était assez éloigné. »
Les modifications rapides de la pupille seront donc un excellent moyen de diagnostic du spasme cionique.