‹ Du Spitznberg au SaharaChapitre 110 sur 210 · CONDITIONS PHYSIQUES · texte numérisé non relu

CONDITIONS PHYSIQUES

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moi-mèmc. Aux bergeries du mont Serein, savoir à H.'ïO mètres sur le versant nord, la moyenne de l’année est de 5 degrés, et la température estivale de 12 degrés environ. Le thermomètre y atteint souvent de 18 à 20 degrés. A égale hauteur, sur le versant sud, on trouverait des moyennes plus élevées d'un degré environ. La somme de chaleur qui s’accumule dans les

végétaux et dans le sol pendant les longues journées de l’été est beaucoup plus considérable sur ce versant, et sc traduit par des difl'érences dans les limites de la végétation que nous apprécierons plus loin.

On voit que tous les climats de l’Europe, depuis celui du la Provence et du nord de l’Italie jusqu’à celui de la Laponie, sont échelonnés sur les flancs du Ventoux; à chacun de ces climats correspond nécessairement une flore différenfe, mais comparable à celle du climat analogue dans les plaines de l’Europe.

On peut donc y étudier l’influence de l’altitude sur la végétation. Quoique très-élevé, le sommet du Ventoux n’atteint pas la limite des neiges éternelles, qui, sous cette latitude, est à 2850 mètres au-dessus de 1a mer; mais il est assez élevé pour que les plantes appartenant à la région alpine puissent y vivre et s’y propager. On ne s’en étonnera pas quand on saura que la température annuelle moyenne du sommet est supérieure de 3 degrés seulement à celle du Saint-Bernard, dont l’hospice est à 2ù7/i mètres au-dessus de la mer, c’est-à-dire à 563 mètres plus haut que le Ventoux, et sc trouve à 2° latitudinaux plus au nord. Ainsi donc la cime du Ventoux appartient à cette région alpine qui commence, dans la chaîne centrale, à 1800 mètres d’altitude.

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