‹ Du Spitznberg au SaharaChapitre 37 sur 210 · RE · texte numérisé non relu

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puissent être faites. Piclet et Parties ont trouvé que le Jardin était à 2756 mètres au-dessus de la mer; sa longueur est de 800 mètres, sa largeur de 300 environ ; sa distance aux rochers les plus voisins où croissent quelques plantes, de 800 mètres au moins. Le Jardin est un groupe de roches de protogine polies et striées faisant saillie entre les deux uHluents qui forment le glacier de Talèfre : le premier et le plus grand, descendant de la portion du cirque comprise entre la Tour des Courtes et les aiguilles de Triolet et de Léchaud ; le second, plus petit, de l’aiguille Verte et de celle du Moine. Deux moraines flanquent ces rochers : celle de gauche est la plus puissante ; une source Jaillit au milieu de la pelouse et fornie un petit ruisseau. Les détritus de la moraine se sont peu à peu couverts de plantes et convertis en un tapis de verdure dont la couleur contraste singulièrement avec les blancs névés qui l'entourent. Mon ami M. Alphonse de Candolle a réuni dans un herbier spécial les plantes provenant de c<?tte localité, et recueillies par dilTérents voyageurs qui l’ont visitée aux époques suivantes, que je range par ordre de date mensuelle. J'ai herborisé au Jardin le 2/!i juillet 1846; M. Percy, d’ftdimbourg, le 26 juillet 1836; mademoiselle d’Angeville, le 3 août 1838; M. H. Meterl, de Genève, le 8 août 1837 ; .M. Alph. de Candolle, le 12 août 1838; entin M. Venance Payot, naturaliste de Chamounix, y est allé plusieurs fuis, et a publié en 1858 un catalogue de ces plantes. Je les ai vues presque toutes dans l’herbier de M. de Candolle, à Genève, et j’ai vérifié leur nom et leur synonymie en octobre 1854, avec M. Mûller, conservateur de l’herbier. On peut considérer cette florule comme aussi complète que celle du Faulhorn, et je la donne ici, en ajoutant que les espèces marquées d’un astérisque se retrouvent également dans la Laponie septentrionale, et celles imprimées en italique, au Faulhorn.

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