‹ Du Spitznberg au SaharaChapitre 38 sur 210 · I.K SPlTZBERfi · texte numérisé non relu

I.K SPlTZBERfi

TÉ66TADX PBANtkOCAMES DD JARDIN DE LA MER DE CLACE DE CBAHOCMU.

JVXa. — Lm mpècrs muniei d'un uléritqus h retrouvent en Laponie ; cellee imprimdaa en italique, fur le sonunet du Fauihom.

Ramchcdlaceæ. * Ranunculus glocialis, L.; *R. monlanus, Willd. ; R. Villarsii, DC.

Crocieeræ. Draba frigida, Gaud. ; *Cardamitie bellidifolia, !.. ; C. resedifolia, L. ; SUymbrium pinnatifldum, DC.

CaryopbyllEiI:. Silene rupeslris var. subacaulia, L. ; *S. acaïUit, L.; Spergula saginoides, L. ; Arenaria rubra, L. ; A. serpyllifolia, L. ; A. nivalia, Codr.; *A. biflora, L. ; Cherleria sedoides, L. ; Stellaria cerastoides, L. ; *CaraifiM»nla<i/o(ium,L.;*C.alpinuni,DC.,v8r.lanatuii);*.Sp«'ÿulaJfljiBO<d«s,L.

PAPILIONACEÆ. Trifolium alpinum, L.

Rosaceæ. *i)ilibald<a procumbens, L. ; Oeum montanum, L. ; PotenUlla aurea, L. ; P. glacialis. Hall. ; P. grandiflora, L. ; Alchemilla penlaphylla, L.

Onagrarieæ. * Epilobium alpinum, L.

Crassclacea:. Sedum atratum, L. ; reptns, Schl. ; *S. annuum, L. ; Setnpervivum montanum, L. ; S. arachnoidetim, L.

Saxifragca:. * Saxifraga Hellaris, L. ; S. aspera, L. ; 5. brgoides, L.

Umbellifer/E. Mcnm niulollina, Gærln. ; Goya simplex, Gaud. ; Biiplevnini stellatnm, L.

Symanyhereæ. Cacalia alpina, Jacq. ; C. leucophjlla, Willd. ; Tusiitago alpina, L. ; * Erigeron uni/lorus, L. ; * E. alpinus, L. ; Pgrethrum alpinum, Willd. ; * OmololAeca supina, Cass. ; * Gnaphalium dioicum, L. ; * G. alpinum, Vill.; Arnica monlana, L. ; Scnecio incanus, 1..; Cirsiutn spinotissimum , Scop.; Taraxacum lœvigalum, DC. ; L«ontodon sqiiamoaum, Lamk; L. auraum, L. ; ’Hicracium alpinum, L. ; H. angustifolium, Hoppe, H. glanduliferum, Hoppe ; H. Halleri, Vill.

CAMPANI1LACE.E. Phÿteuma hemisphericum, L.; Campamila barbata, !..

Primolacea:. Primula viscosa, Vill.

GENTiAitEA;. Genüana purpurea, L. ; G. acaulii, L. ; G, excisa, Presl.

Scrofdlariacea:. Linaria alpina, DC. ; * Keronica alpina, L. ; V. bellidioides, L. ; Euphratia minima, Jacq.

Plantaginea. Plantago alpina, L.

Saliurea:. * Salix berbacea, L.

JuNCEÆ. Juncus Jacquini, L. ; *J. trifidus, L. ; Luxula lutea, DC. ; L. spadicea, DC. ; */.. spicata, DC.

Cyperacea:. Carex curvula, AU. ; C. fcelida, Vill. ; C. stmpervirens, Vill. ; C. faiTuginea, Scop.

Graminea:. * Phleum alpinum, L.; AnthoxanUium odoralum, L.; * Agrostis rupestris, AU. ; .-I. alpina, Scop. ; Avt'na versicolor, Vill. ; Poa laxa, Hænclte ; P. laxa var. flavescens, Koch; * P. alpina, L. ; P. alpina var. vivipara, L. ; Fesluca Halleri, AU.

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U existe donc 87 végétaux phanérogames au Jardin : pour avoir la flore complète, il faut y ajouter 16 mousses, 2 hépatiques et 23 lichens, ce qui porte à 128 le nombre total des plantes qui croissent dans cet Ilot de terre entouré de glaces éternelles.

Sur les 87 phanérogames, il y en a 50 imprimés en italique, c’est-à-dire plus de la moitié qui croissent également sur le Faulhorn. ür, celui-ci étant un sommet isolé en face des Alpes bernoises, l’autre un Ilot de végétation dans un cirque faisant partie du Mont-Blanc, et par conséquent dans des conditions physiques bien différentes, nous pouvons en conclure que ces deux florules représentent bien la végétation alpine à sa dernière limite au-dessous de la ligne de ce que l’on appelle communément les neiges éternelles. Parmi ces 87 espèces, je n’en trouve que 5 qui fassent partie delà flore du Spitzberg; ce sont: Hanunculus ylacialis, Cardamine bellidifolia, Cerastium alpinum, Aremria biflora et Erigeron wiiflorus, la même proportion environ qu’au Faulhorn ; mais il y en a ’2k qui se retrouvent en Laponie. En résumé, le sommet du Faulboni et le Jardin ont 50 plantes communes. La proportion des plantes laponnes est de 30 pour 100 au Faulhorn, et de 28 au Jardin, environ du tiers dans les deux localités; mais sur le sommet du Faulhorn et au Jardin, celles du Spitzberg ne forment que 6 pour 100 du nombre total. Répétons encore qu’aucune de ces plantes n’appartient à la flore arctique ou circompolairc. La flore subnivale des Alpes correspond donc à celle de la Laponie septentrionale, des environs de l’Altenfiord, par exemple, et, pour trouver une végétation analogue à celle du Spitzberg, il faut nous élever plus haut dans les Alpes, au-dessus de la limite des neiges éternelles.

Au sommet des glaciers, sur le revers septentrional du Montblanc, SC trouve une |>etite chaîne de rochers isolés formant une ile au milieu de la mer de glace qui les environne. Ils séparent l’un de l’autre, à leur partie supérieure, les glaciers des Bossons

LF. SPITZBERU.

et de Taconnay, et sont éloignés de SOU mètres de la montagne de la Côte, et de 2 kilomètres de la pierre de l’Échelle, les points les plus rapprochés oü il y ait de la végétation. Leur direction est du nord-nord-est au sud-sud-ouest. L’extrémité la plus déclive se trouve à 3050 mètres au-dessus de la mer; la plus élevée, appelée par de Saussure Hocher de l'heureux retour, h 3070 mètres d’altitude. Ces rochers sont formés de feuillets verticaux de protogine schisteuse, entre lesquels les plantes trouvent un abri et un sol formé par la décomposition de la roche. Les ascensions au Mont-Blanc de MM. Ma rckham Shervill, le 27 août 1825, Auldjo, le 8 août 1827, et Martin-Barry, le 17 ^ptembre 1834, av-aient porté à 8 le nombre total des phanérogames de cet Ilot glaciaire. Je le visitai trois lois, le 31 juillet et le 2 septembre 1844, puis le 28 juillet 1846, et j’explorai principalement, non sans péril, l’escarpement tourné vers le sud-est, qui domine le chaos de se’racs du glacier des Bossons. J’y récoltai 19 plantes phanérogames. M. Venance Payot, naturaliste à Chamounix, escalada de nouveau ces rochers le 30 août 1861, et y trouva 5 espèces que je n’y avais pas remarquées. Je donne plus loin la liste de ces 24 plantes, dont 5 imprimées en italique, appartiennent aussi à la flore du Spitzberg. Aux Grands-Mulets, la proportion des ^espèces du Spitzberg est, comme on le voit, 21 pour 100, et sauf l'A^ojtiz rupestri», il n’y a point de plante appartenant à la flore laponne. Cette llorule se compose donc exclusivement d’espèces très-alpines mêlées à uu cinquième de plantes du Spitzberg. Les Grands- Mulets sont une des stations les plus élevées d’nn rongeur, le campagnol des neiges (Aroicola nivalis, Mart.], qui se nourrit spécialement des plantes dont nous donnons la liste. M. Payot a en outre recueilli aux Grands-Mulets 26 mousses, 2 hépatiques et 28 lichens; ce qui donne 80 espèces pour le nombre total des végétaux vasculaires et cellulaires de ces rochers dépourvus en apparence de toute végétation.

Kl. 011 K.

VKl-.ÉTÀlX PHANÉROGAMES UES GRANDS-Ml’l.ETS.

Draba fladnizensia, W'ulf. ; D. frigida, Oaiid.; Cardamine MlidifoUa, L. ;

C. resedIfoHa, Saut. ; Silene acaulis, L. ; Potentilla frigida, Vill. ; Phyteuma hemisphericum, L. ; Pjrethnim alpinuni, Willd. ; Erigeron uniflorut, L. ; Saxifraga bryoides, L. ; S. groenlandica, L. ; S. niiiscoides, Auct. ; S. opposilifolia, L. ; Androsace helvctica, Gaud. ; A. pubescens, DC. ; Genliann vcrna, L.

Luzula spicala, DC. ; Festuca Halleri, Vill. ; Poa laxa, Hæncke ; P. cæsia, Sm. ; P. alpiaa var. \ivipara, L. ; Triielum subspicalum. Pal. Beaiiv. ; ’Agrostis rupestris. Ail. ; Carex nigra, Ail.

Voyons si la loi se confirme dans le groupe du Mont-Ho.se.

Pendant un séjour de deux semaines, du 13 au 26 septembre 1851, à la cabane de Vincent, sur le versant méridional du Mont-Hose, et à une élévation de 3158 mètres au-dessus de la mer, MM. A. et H. Schlagintweit ont recueilli autour de celte station, sur le gneiss Ul, plantes phanérogames, dont 10 font partie de la flore du Spitzberg; elles sont imprimées en italique dans la liste ci-jointe.

VÉCÉTArX PHANÉROGAMES DES ENVIRONS DE LA CABANE DE VINCENT,

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