DIVERSES BRANCHES DES SCIENCES MEDICALES
Des membranes muqueuses aux différents âges de la vie.
Ce sujet de thèse, qui m'a été donné par la Faculté, était un des plus féconds et des plus intéressants qu'on pût choisir.
Depuis quatre mois j'avais rassemblé sur cette question des matériaux anatomiques et physiologiques en grand nombre ; mais quand j'ai voulu coordonner mon travail , j'ai vu qu'il m'était impossible de le traiter complètement à cause de son étendue.
J'ai donc dû, pour rester dans les limites d'une dissertation inaugurale, me restreindre considérablement, et je me suis borné à exposer dans le mémoire qui précède un point de physiologie spéciale. en traitant la muqueuse de l'estomac et de ses fonctions.
Du traitement de l hydrocéphalite aiguë.
Le traitement doit varier suivant que l'hydrocéphalite dépend d'un élat franchement inflammatoire du cerveau ou des méninges, ou bien qu'elle est la suite d'une affection cérébrale de nature tuberculeuse.
Dans le cas d'inflammation franche, et au début, les saignées générales, combinées avec la glace et les af fusions d'eau froide sur la tête ; les révulsifs immédiatement appliqués sur le cuir chevelu; les exutoires , les cautères larges et profonds , comptent le plus de succès.
Le calomel à haute dose, jusqu'à la salivation , si on peut l'obtenir, les frictions mercurielles, ont été conseillés surtout quand la maladie tend à la forme chronique.
Quel est le traitement qui convient aux anévrysmes de l'artère axillaire? Quels sont les cas qui réclament la ligature de cette artère?
Les anévrysmes de l'artère axillaire, considérés d'abord comme incurables par tout autre procédé que l'amputation du bras dans l'article, ont été traités successivement par les méthodes qu'on applique aux anévrysmes en général.
1° La méthode de Valsalva, quoiqu'on lui doive quelques guérisons, présente, dans ce cas et à cause de l'énergie des moyens débilitants, de graves inconvénients.
2° La méthode par la compression , le plus souvent difficile, quel-
1843. — C. Bernard. 5
quefois impossible , n'a pu être tentée que pour des anévrysmes traumatiques commençants.
3° La méthode d'Anel est celle à laquelle on doit s'arrêter. Suivant la position et le volume de la tumeur, on peut lier l'artère au-dessus do la clavicule ou au-dessous.
4° La ligature par la méthode de Brasdor n'a été employée que rarement , et les faits qu'on cite se rapportent à la sous-clavière plutôt qu'à l'origine de l'axillaire.
Les cas qui réclament la ligature de l'artère axillaire sont donc les anévrysmes, quelle que soit leur origine; on doit y ajouter les blessures, les ruptures artérielles, les tumeurs érectiles, et les affections fongueuses des os ou des parties molles.
Des ventouses et de leur théorie.
On désigne sous le nom de ventouse tout instrument destiné à soustraire momentanément une partie plus ou moins étendue de la peau à la pression atmosphérique.
Le vide peut être fait ou par la raréfaction de l'air contenu dans l'appareil au moyen de la chaleur, ou par l'emploi d'une pompe aspirante.
Les effets des venteuses , qui s'expliquent tous par l'absence de la pression, sont : la turgescence de la peau, la dilatation des capillaires, et par suite une accumulation de fluide dans ces vaisseaux distendus.
Les ventouses sont sèches ou scarifiées ; elles peuvent n'embrasser qu'une partie très-circonscrite de la peau , ou être appliquées à des membres entiers.