‹ Du suicideChapitre 1 sur 52 · LONDRES ET NEW-YORK, II. BAILLIÈRE · texte numérisé non relu

LONDRES ET NEW-YORK, II. BAILLIÈRE

L'ai.ileiir ?e rcjcrve le droit de Iraduction,

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Une grave faute d'imprimerie s'est glissée dans le titre-courant de la page 106 a la page 177. Celui-ci porte : Le suicide n'est pas toujours une forme de la folie. Le lecteur est prié de le rectifier ainsi : Le suicide n'est pas une forme de la folie.

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Mes premières recherches sur la question qui fait le sujet de ce livre remontent à une époque déjà bien éloignée. Elles ont été abandonnées et reprises plusieurs fois; elles ont subi, à de longs intervalles, des chanfjements plus ou moins importants qui leur on t donné, chaque fois, une physionomie nouvelle el un but d'utilité plus sérieux. Enfin elles ont été soumises deux fois à l'appréciation de l'Académie impériale de médecine, en 18/|6elen 18/i8. La première fois, le temps m'avait manqué et je n'avais pu terminer que le premier chapitre. La seconde, mon travail s'était accru du deuxième chapitre, et c'est dans cet état qu'il fut couronné en 18Û-8 par l'Académie. Cependant il était loin de me satisfaire complètement; et lorsque je me suis enfin décidé à le faire imprimer, il y a quelques mois, j'ai compris qu'un troisième chapitre était indispensable pour expliquer et compléter les deux premiers. Il en est résulté probablement un peu moins d'unité entre les différentes parties de mon livre ; mais ce

Il PRÉFACE

défaut, s'il existe, ne peut avoir rien de bien sérieux par lui-même, et je tenais à ne rien changer aux chapitres que l'Académie avait honorés de sa haute approbation. Je me suis borné à augmenter mes tableaux des chiffres correspondants à ia période de sept années comprise entre 18Zi6 et 1852. Et, chose remarquable, les résultats définitifs n'en ont été en rien modifiés!

Quelques mots maintenant sur le planque j'ai suivi et sur le but de mon livre. En choisissant la question du suicide pour sujet du prix fondé par madame Bernard de Civrieux, l'Académie impériale de médecine l'avait posée dans les termes les plus généraux, laissant à chacun la liberté absolue de la limiter ou de l'étendre selon la disposition de son esprit ou la direction de ses études. Quant à moi, ma voie paraissait toute tracée d'avance. Depuis longtemps j'avais fait de la folie le but à peu près exclusif de mes études. J'étais alors médecin adjoint d'un établissement privé d'aliénés, sous la direction si habile et si intelligente de mon maître et ami M, le docteur Leuret, que la mort a si prématurément enlevé à la science. Je dus dès lors me poser tout naturellement cette question préliminaire: Le suicide est-il toujours un signe de folie, et tous les indi-

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