OMBKE DE JEUNES GENS SACHANT LIRE ET ÉCRIRE SUR
DEPARTEMENTS
Boiiches-dii-Rhône
Sarthe
Var
Charente
Lot-et-Garonne. . .
Loir-et-Cher. . . .
Ardèclie ,
Loire
Maine-et-Loire. . .
Tarn-et-Garonne. . .
Pyrénées -Orientales.
llïe-el-Vilaine . . , .
Vendée
Tarn. . .
Loire-Inférieure. . .
Mayenne
Creuse
Landes
Lot
Haute-Loire
Vienne
Ariége
Indre-et-Loire. . . .
Puy-de-Dôme. . . . .
Morbilian
Côtes-du-Nord. . . .
Finistère
Nièvre
Dordogne
Clier
Corrèze
Indre
Haute Vienne . . . .
Allier
Moyenne pour chaque année
hk Zi2 kl /il Al /lO
/l6 A3 ki ki kl Al ZlO 2A
A9 A6 kk A5 kl A5 A2 A3 Ao 3A A2
A8 A9 A8 A7 A5 A3 AO Al A3 A6 A2 Al AO AO Al 2A
AA
AO
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SELON l'instruction. 75
Ce tableau indique, pour chaque département , combien de jeunes gens savent lire et écrire, sur 100 portés sur les tableaux du recensement. 11 embrasse la période de treize années comprises entre 1836 et 18/i8.
Les chiffres qu'il renferme démontrent, de la manière la plus évidente, que l'instruction publique est en progrès constant, et que très peu de déparlements font exception a la règle commune. Ce progrès ressort surtout de la comparaison de la moyenne générale avec celles des diverses années. Ainsi, sur le nombre de jeunes gens portés sur les tableaux du recensement de 1836 à l8/i8 , il y en a eu en moyenne 55 sur 100 qui savaient lire et écrire. Cette \<; moyenne qui, d'après M. Guerry , n'était que de 38 sur 100 de 1827 à 1830 , s'élève a 0,51 en 1836, à 0,54 en 1839, à 0,56 en 18/t2 , à 0,59 en 18/i5, et, enfin, atteint le chiffre de 0,61 en 18/i8. Tout tend a faire croire , d'un autre côté, qu'elle s'élèvera plus rapidement encore dans les années suivantes, qui commenceront a se ressentir du mouvement remarquable imprimé a l'instruction publique depuis la révolution de Juillet.
Si maintenant nous essayons de comparer les départements entre eux , nous verrons se placer à la tête du reste de la France les départements de l'est et du nord, tandis que ceux de l'ouest et du centre ne viennent qu'à la fin de notre tableau. Cependant, on s'assurera facilement, par un examen attentif de chacune des coloimes dont ce tableau se compose , que l'ordre dans lequel sont rangés les départements , n'est pas rigoureusement exact pour une longue série d'années. Ces difierences partielles, et pour ainsi dire accidentelles, disparaîtront, si nous étudions la question a un point de vue plus général. Il suffira, pour cela, de partager les départements en un certain nombre de groupes ou de régions, comme nous l'avons fait pour faire connaître la distribution géographique du suicide. (Voy. le XII' tableau, p. 77.)
C'est dans les départements de l'est et du nord de la France que l'instruction acquiert son summum de développement 5 et sous ce rapport, il existe une très grande difterence entre ces deux régions et les trois autres. Si maintenant nous comparons ce tableau avec celui dans lequel nous avons fait connaître la distribution