À MES JUGES
À Mowsieur LE Docreur J. SAVOYE Interne des Hôpitaux de Lyon
Nous tenons à lui exprimer notre vive reconnaissance pour le bienveillant accueil qu'il nous a toujours réservé. Il nous a patiemment guidé et contrôlé à chaque instant dans la rédaction de ce travail et n’a ménagé pour nous aider ni son temps ni sa peine. Qu'il trouve ici l’expression de notre profonde gratitude,
À MES MAITRES Des FAGULTÉS pe MÉDECINE ET DES HôpirAUx pe MONTPELLIER ET DE Lyow
A MEs MAITRES bE L'EGOLE pu SERVICE DE SANTÉ MILITAIRE
DU SYNDROME DE BARRAQUER-SIMONS dit LIPODYSTROPHIE PROGRESSIVE
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Introduction et Historique
La lipodystrophie progressive, dont l’histoire clinique et surtout la pathogénie sont encore entourées de bien des mystères, peut être définie, comme l’indique Boissonnas, « une affection caractérisée d’une part par la disparition progressive et complète de la graisse du tissu cellulaire sous-cutané du haut du corps, d’autre part par l’augmentation marquée du tissu souscutané dans toutes les régions situées au-dessous de la crête iliaque ».
Barraquer, de Barcelone, publia le premier cas en 1906, sous le nom d’ « histoire clinique d’un cas d’atrophie du tissu cellulo-adipeux ».
A la suite de celle de cet auteur, parurent différeutes observations, dues, dans l’ordre chronologique, à Campbell, Pic et Gardère, Hollander, Simons. Fous ces auteurs d’ailleurs ne rapprochèrent pas les cas qu'ils publiaient de celui de Barraquer et n'identifiè-
rent pas leur maladie à celle récemment décrite par l’auteur espagnol.
Si Barraquer publia le premier cas, c'est l'auteur allemand Simons qui, en 1911, fit, pour la première fois, une étude complète de l'affection, s’attachant à détailler les symptômes et l’évolution. Il semble donc légitime, comme certains l'ont déjà fait, de substituer au terme « lipodystrophie progressive », qui est vague et aussi, nous le verrons, parfaitement inexact, celui de « maladie de Barraquer-Simons », qui, sans préjucer de la nature inconnue, associe les deux auteurs auxquels nous devons la connaissance du syndrome.
Depuis lors, d’autres cas assez nombreux ont été publiés. Nous croyons inutile d'en faire ici une énumération détaillée. Tout d’abord, cette énumération serait forcément très incomplète. En effet, l'immense majorité des observations ont paru à l'étranger (dans la littérature française, après celle initiale de Pie et Gardère, nous n'avons pu retrouver que celles de Laignel-Lavastine et Viard, de Mirallié et Fortineau, de Babonneix et de Tixier, avec, en outre, des considérations sur la maladie, sans observation personnelle, dues d’une part à Meige, d'autre part à Chatagnon, Pouffary et Trellès) et, malgré nos recherches, beaucoup ont pu nous échapper. D'autre part, nous croyons que cette énumération serait sans intérêt. On en retrouvera la liste dans notre bibliographie détaillée, avec, en quelques lignes, les points les plus importants et, chemin faisant, nous aurons à revenir sur bien des cas à propos des particularités propres à chacun.
Ici, nous ne signalerons que les travaux d'ensemble sur la question. En 1917, Comby publie une revue générale dans les Archives de Médecine des Enfants. En