‹ Du Syndrome de Barraquer-Simons Lipodystrophie progressiveChapitre 7 sur 32 · ELA RE · texte numérisé non relu

ELA RE

1919, Boissonnas, auteur suisse, à la suite de plusieurs publications, rapporte, dans la Revue Neurologique, de nombreux cas, les compare et cherche à établir des vues d'ensemble sur l'affection, avec, pour la première lois, un essai pathogénique. On peut dire que, dans l'histoire de la maladie de Barraquer-Simons, le travail de Boissonnas reste le mémoire capital. 11 ne faudrait pas cependant négliger celui, très important aussi, publié, en 1925, en langue anglaise, par V. Coates. Cet auteur rapporte, sous forme de tableaux très schématiques et très clairs, les principales observations publiées avant lui et en tire des déductions tout à fait intéressantes.

D'autre part, en 1924, des auteurs suisses, Long et Bickel, publient un important travail effectué à la clinique du Professeur Roch, à l’Université de Genève. Ce travail, basé sur une observation personnelle et une soixantaine d'observations retrouvées dans la littérature, comporte surtout un chapitre de pathogénie qui nous a paru très remarquable et auquel nous emprunterons, le moment venu, bon nombre de faits.

Depuis lors, nous avons pu encore retrouver plusieurs observations isolées, dont quelques-unes très récentes.

À notre tour, il nous a été donné d'observer un cas de cette curieuse affection. À vrai dire, ce cas n’est pas inédit; il s’agit, en effet, d’une des observations les plus anciennes: celle publiée en 1908 par M. le Professeur Pic et M. le Docteur Ch. Gardère. À vingt ans de distance, pendant l’été 1930, nous avons pu observer la malade qui fit l’objet de la communication

des auteurs lyonnais, tout d’abord dans le service de M. le Professeur agrégé Roubier, puis dans celui de M. le Professeur Froment. Fait rare, nous avons pu aussi étudier l’évolution à longue échéance de la maladie. Nous avons pu aussi, fort de l'expérience de tous ceux qui nous ont précédé, étudier en détail notre malade. Enfin, l'observation de MM. Froment et Roubier fut complétée par une vérification anatomique. Avec ces documents, comme point de départ, notre but sera de faire ici une étude clinique aussi complète que possible de la maladie de Barraquer-Simons et d'essayer d'en comprendre la pathogénie, autant que faire se peut. Tout ce travail a pris pour base l'étude d'ensemble de la maladie de Barraquer-Simons entreprise par MM. Froment et Savoye, étude qui sera publiée dans la Revue Neurologique de 1932.

Il nous à semblé que ce qui s’imposait avant tout, c'était de dresser une bibliographie critique aussi complète et aussi précise que possible, afin de faciliter de notre mieux les recherches futures. Cette bibliographie a été précédée d'une étude d'ensemble que nous avons voulu concise. |

Mais un cas ne saurait évidemment suffire. Aussi, à côté de quelques considérations nouvelles, comptonsnous établir ici une sorte de revue générale de l’affection en nous reportant à tous les cas que nous avons pu rassembler et en particulier à ceux réunis par Boissonnas et par Coates. Sans doute, pour les raisons que nous avons dites, notre bibliographie reste-t-elle incomplète. Cependant, une base de 102 cas nous paraît suffisante pour un essai d'étude générale de cette affection rare qu'est la maladie de Barraquer-Simons,

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