‹ Du syndrome hémoglobinurique des pays chauds Sa pathogénie -- Son traitementChapitre 28 sur 35 · LAS · texte numérisé non relu

LAS

OBSERVATION XV Inédite et résumée (D' Le MoaL). Hémoglobinurie légère et hématurie

C..., des affaires indigènes de Dakar. Entre à l'hôpital en mai 1904, pour fièvre. Déclare au médecin traitant qu'il ne prend la. quinine qu'à très petites doses sur la recommandation d’un médecin qui l’a soigné autrefois. A déjà eu une atteinte de bilieuse hémoglobinurique.

Le médecin traitant tenant compte des indications fournies par le malade, prescrit 0,75 centig. de quinine en 3 fois : le matin, à midi et le soir.

Le lendemain, les urines contiennent du sang (méthémoglobine). L’examen microscopique permet de constater des globules sanguins.

Ictère léger qui a disparu le lendemain. La température n’a pas dépassé 39°5.

Les jours suivants, les urines restent rares, mais la mort survient avec des symptômes d'urémie 13 jours après le début de la maladie.

__ OBSERVATION XVI Inédite et résumée (D' LE MoaL) Hémoglobinurie intense

N..., commerçant à Dakar. Depuis plus d’un an à la colonie. À la suite d’une indisposition, il prend 0,25 centig. de quinine.

Le lendemain (novembre 1904) il entre à l'hôpital avec de l’hémoglobinurie.

On fait une prise de sang à 5 heures du soir. Au mi-

en ; croscope on ne trouve pas d'hématozoaires. Par centrifugation on obtient un sérum nettement laqué. Raies de l'oxy-hémoglobine. Réaction de Gmelin.

Le surlendemain les urines donnent les raies de la méthé-moglobine.

Le 4 jour au matin, nouvelle prise de sang par ventouses scarifiées. Le sérum transsude, fortement bilieux et sans hémoglobine ; traces d’urobiline. Ictère intense.

Le malade meurt l'après-midi.

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