TROUBLES DES NERFS MOTEURS
a) Paralysie du nerf moteur oculaire commun. — Elle se présente avec des caractères bien particuliers.
No
La paupière supérieure tombe, recouvrant l'œil paralysé. Ce ptosis, peu marqué au début, peut passer inaperçu à un examen rapide, car le sujet supplée à l’insuffisance de son releveur paralysé en contractant son muscle frontal et en rejetant légèrement la tête en arrière.
Quand on soulève la paupière, l'œil se montre dévié en dehors, par l’action du droit externe et légèrement en bas, par l’action du grand oblique. Les mouvements du globe sont impossibles dans la plupart des directions. L’œil ne peut se mouvoir qu’en dehors, sous l’action du muscle droit externe, et légèrement en bas et en dehors, sous l’action du muscle grand oblique.
Lorsque le ptosis est incomplet, le malade se plaint spontanément de diplopie, à l'examen au verre rouge on voit que celle-ci est croisée et horizontale.
Ces paralvsies se compliquent de paralysie de Ja musculature intrinsèque. La pupille est en mydriase et ne réagit plus ni à la lumière-ni à la convergence. La paralysie du muscle ciliaire et, par suite, de l’accommodation, se manifeste par la perte de la faculté de voir les objets rapprochés.
b) Paralysie du moteur oculaire externe. — Cette paralysie se manifeste par une diminution des mouvements du globe oculaire et la déviation de ce dernier en dedans : il y a strabisme interne, lequel s’accentue à mesure que le malade essaie de porter son œil en abduction.
La diplopie est homonyme et l'écart des images augmente avec le degré du strabisme paralytique et l’éloignement du point de mire, Par contre, à mesure que
l’objet se rapproche, les images se rapprochent elles aussi jusqu’au moment où elles se confondent.
c) Paralysie du pathétique. — Te pathétique innerve le muscle grand oblique. Lorsque la paralysie est accentuée, le globe oculaire se dévie en haut et en dedans. Le champ visuel se restreint en bas et en dehors. Il y a diplopie verticale et homonyme. L'image est inclinée en bas et en dedans. La différence de hauteur a son maximum dans le regard en bas et du côté sain. L’inclinaison anormale augmente en dehors et en bas dans le sens de l’œil paralysé.
Le malade a une attitude caractéristique : pour éviter la diplopie, il incline la tête en arrière, en bas et du côté du muscle paralysé.