IG
3° Participer de ces deux caractères, si les monosyllabes qu elle renferme appartiennent les uns à la première catégorie dos tons, et les autres à la seconde :
kiouè ti kêng p'oû si tsè kâi hào
ils creusent une fosse et la recouvrent soigneusement avec des nattes;
et dans ce cas l'impression musicale sera plus ou moins nette, selon ie plus ou moins de prédominance d'une catégorie sur l'autre.
Nous terminerons cette étude par quelques observations.
1° Nous voyons d'abord que, parmi les intonations de la langue annamite, il ne s'en trouve qu'une, l'intonation interrogative ou dda hoi^, qui ne corresponde, pas, au moins dans l'une de ses manières d'êfre, à un des tons ou des accents chinois ; ainsi :
Le ton aigu annamite répond au ton chinois chàngp'încj;
Le ton remontant répond au ton chinois k'iu chèng;
Le ton égal (à la fin des périodes dans la conversation) au ton chàng chéng ;
^ Kr Pffi^' Représenté dans les transcriptions en lettres latines
par une espèce de petit point d'interrogation, placé au-dessus de la voyelle que cette intonal ion aÛfecle.
Le ton grave, au ton hià ping;
Enfin \e ton descendant (quand il affecte une syllabe brève) au tonjoû chéng.
Mais le ton inteiTogatif lui-même ne peut-il être considéré comme ayant son analogue dans le système des inflexions chinoises ? Il est très-voisin du Ion remontant, et les Annamites les emploient souvent lun pour l'autre.
Dun autre côté, les Chinois accentuent-ils toujours les mots k'iu chêng de manière à ne jamais dépasser la limite d élévation de la voix à laquelle cette intonation s'arrête ordinairement? et ne le transforment-ils pas quelquefois, dans le cas d'une conversation rapide et animée, par exemple, en véritable ton interrogatif ?
2"" Etant admise la concordance des intonations chinoises avec les accents annamites, les premières, à part le ton joû chèng, nous paraissent devoir toutes être comparées aux seconds, en tant que ces derniers affectent en annamite une syllabe longue. Le ion jou chêng, au contraire, correspondrait au ton descendant annamite, alors seulement qu'il s applique à une syllabe brève, en tenant compte cependant de la question que nous avons posée plus haut, pour le cas où plusieurs mots 70U chèng se succèdent l'un à l'autre.
3" Nous avons étudié la prononciation de trois Chinois parlant tous la langue mandarine, mais appartenant à des provinces différentes. Celle que nous avons prise comme type dans la comparaison