‹ Du système financierChapitre 14 sur 92 · Chapitre IUL Serçice tuppUmentaire ^ l,5oo>DOO · texte numérisé non relu

Chapitre IUL Serçice tuppUmentaire ^ l,5oo>DOO

Ne laissons pas passer ce eliapitve sans eiàminer nn de ses articles porté k la somme énorme et nufleitént justifiée de 700,000 : est-il à-la-feîs bien moral cft Bien éeononri-^ que de Tenir demanda à un peuple connu par sa fran* chise dans les négociations , un fonds de dépenses secrettés aussi considérable f je' dirais presque aussi scandaleux? Et toutes les conjectures ne deyiennent-elles pas autoirisées, quand Pemplei de ces fdnds, accordés sous une dénonrîna'*^ tion aussi vagne, n'est pas éclaird davantage dans des comptes ùh, Ton semble s'occuper beaucoup du résultat to^ tai-, et tràs-peu éx» détaik qui les composent? Quelles peu« vent être, au surplus, ces^ dépenses secrettés malheureuse^ ment ooncetables dans le budj^t df un ministre de la po* lice, miiis Téritablement ineonrenantes, pour la plupart, dans céleri du ministre des relations extérieures 7 S'agit-il de quelques missions trop' délicates, pour que l'objet en soit proclamé? Maïs , outre que taAt de réserve est ordinairement inutile , quand il s'agit de négociations atouées par l'éqnité, ou commandées par une judicieuse polifi^ que, ce sont, sans doute, ces cas non prévus qui sont spé* cifiés dans l'article des miêsiofia extraordinaires j et nous n'eu ÊÛBOns l^objetd'aucune contestation, malgré certaines etpKcations qu'il serait pettt<-itre permis de réclamer à cet éffjfi. S'agit-il de ces intrigues obscures que se permet^ tentles gouyememens, en se ménageant la ressource dé

les désavouer ? Ce n'est point un peuple loyal qui se résî* gnera à supporter une dépense aussi ignominieuse ; et sur- Tint-il . quelque circonstance où un grand . intérêt pût fadre excuser^ jusqu'à certain points de passer par- dessus les scrupules 9 ce n'est pas sans doute à des frais aussi én<M:mes que pourrait conduire une (pareille nécessite. On parlera peut-être de cette armée d'espions dont un négociateur doit se résoudre maintenant à marcher sans cesse entouré, de la nécessité où il est d'entretenir aux frais de son gourernement^ de ces traîtres gagés qui puissent lui signaler en tout temsy ou les pièges que l'on tend à sa crédulité, on les perfidies qu'on prépare contre lui , ou les infractions projettées à des traités qu'on a consentis. Mais oublierait-on dans ce cas , qu'il existe au budget même que nous examinons, un article de 1,200,000 francs pour frais d'établissement , de Toyages et de service des agens dij^omatiques, et un autre de 5oo,ooo francs pour présens, .indemnités , dépenses dwerses j accidentelles et imprévues ? !N 'est-ce pas à un de ces deux chapitres, ou à tous les deux à-la-fois que doit se rapporter la dépense dont il s'agit , et la représentation nationale n'a-t-elle pas eu en Yue ces dépenses appelées secrettes, en les consentant? Transigeons au reste, si l'on veut, et réduisons cette somme énorme de 700,000 à 35o,ooo francs. Consentir un sabrifice de moitié sur une demande aussi difficile à motiver , ne sera pas de la part du ministère une concession qui le compromette. Voilà donc encore une économie de55o,ooo. Résumons maintenant toutes nos observations sur le ministère des affaires étrangères. Il en résulte non-seulement la possibilité , mais l'^obligation rigoureuse de lui appliquer les réductions suivantes :

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