‹ Du système financierChapitre 16 sur 92 · Chapitre YIII. Cultes nonrcatholiques · texte numérisé non relu

Chapitre YIII. Cultes nonrcatholiques

Plutôt susceptible d'augmentation que de diminution, mais k laisser tel qu'Q est d'après les circonstances.

Chapitre IX. Pont8^t-chaiueéeBj3o,5iX)fOQO ( 5oo^ooo de plus qu^en 1821. )

Ce service , par sa nature et là multiplicité des détails

dont il est chargé ^ doit nécessairement échapper à une investigation bien rigoureuse des abus qui peuvent s'y être introduits. Il ne parait pas, d'après l'exactitude et la clarté des comptes précédens, d'après le peu d'observations auxquelles il a donné lieu dans le sein des chambres , de la part des orateurs accoutumés à défendre les intérêts nationaux , il ne parait pas rigoureusement réclamer d'importantes réductions. Il est possible cependant de signaler quelques abus dans son organisation même. On ne voit pas, d'après la non-responsabilité d'un directeur^général , quoiqu'il dispose d'une somme si considérable , pourquoi en échangeant ce titre brillant contre celui plus modeste d'un chef de division , on n'économiserait pas la différence d'appointemens, d'hôtel et de bureaux, qui en serait la conséquence : mais comme une pareille réforme est du nombre de celles qu'il serait impossible d'improviser sans inconvénient, on ne peut qu'en faire l'objet d'une observation pour l'avenir, il faut bien aujourd'hui laisser, quoiqu'à regret , l'administration des ponts-et-Kïhaussées , telle que l'ont organisée des époques de prodigalité, et cherchergailleurs, dès-à-présent, les économies dont elTe peut être susceptible. M. le rapporteur de la commission des dépenses en 1820 avait très-judicieusement fait ressortir l'abus de l'article intitulé : Réserve pour réparations extraordinaires et imprévues j porté à 120,000. Il était très-vrai, ainsi qu'il^ le fit observer, que cet article ne pouvait que se confondre avec ceux qui comprennent les réparations des ponts, routes, etc. Il semble que l'on a reconnu la justesse de cette observation. On ne demande cette année pour le même objet que 29,000 , et encore ne semble-t-on les demander que pour faire la somme ronde de5o,ooo,ooo; mais comme 29,000 ne sont pas plus fa-

cilcs h moliver pour un serrîce indéterminé que i!2o^ooo , nous n'hésiterions pas à les retrancher de cette partie du budget , si une économie si modique pouvait être aperçue dans^ une allocation si cons^ërable : l'augmentatîou de 5oo,ooo ayant pour objet ées travaux utiles, il faut bien la subir, en invitant le chef des ponts-et-chaussées â ajourner à des tems plus heureux, de plus vastes entreprises.

Chapitre X. ConsiructionB et bâtimens d' intérêt-général à Paria et à Saint-Denis , 2,4oo,ooo.

Quelques frondeurs plus chagrins qu'éclairés voudraient représenter toutes i les dépenses portées en ce chapitre comme exagérées dans un* moment qui succède à des pertes si multipliées^ mais nous n'en sommes pas réduits à donner aux étrangers et aux nationaux une idée si déplorable de notre situation. Que le gouvernement enxploie suivant leur destination rigoureuse , les fonds qui lui sont alloués , qu'il n'en consomme pas la plus forte partie en bureaux ou en profusions de fournitures inutiles , une grande partie de ces dépenses ne portera l'empreinte ni delà légèreté, ni de l'inconséquence. Il faut que la capitale de la France conserve la réputation qu'elle a acquise dans les arts de la civilisation , qu'elle ajoute de nouveaux monumeus à ceux dont l'ont enrichie les siècles passés , et que l'étranger ne perde pas en y abordant , l'idée qu'il a de la grandeur d'un peuple à qui les crises politiques n^ont rien fait perdre de son industrie ni de sa magnificence i mais comme le ministère avait formellement déclaré dans la présentation du budget de 1820 , que les fonds demandés pour le soubassement de la statue d'Henri IV , qui de vraient être à la charge des souscripteurs , et pour la ré-

paratlon de la porte Saint-Martin y étaient destinés à terminer ces deux monumens; comme le budget de 1821 a encore supporté ces dépenses qu'on disait déjà sans objet en 1820 j et que le seul moyen de préyenir désormais l'emploi de moyens aussi inconyenans y est de refuser des fonds aussi singulièrement arracbés y nous rayerons ces deux articles^ qui produiront une économie de 74^000. Comme il faut bien subordonner en outre à la position du trésor et des contribuables y le plus ou moins d'actiyité dans la continuation des travaux commencés > nous consacrerons à ceux de la Madelaine la même somme qu'en 1821^ et réduirons à 300^000 francs^ les 5oo^ooo qui sont aujourd'hui demandés , économie : 5oO;Ooa NouS|ne donnerons aussi que 4oo>ooo francs aux bâtimens de la rue de Riyoli au lieu de 900^000 ; ils n'absorbèrent l'année dernière que 300^000: total des économies sur ce chap.^ 874^000.

Chapitre XL Tra^favx extraordinaires à la cJiarge de if état dans les départemenê j a^aoi ^5a6.

Mêmes observations que pour le chapitre précédent; dans les départemens comme à Paris la classe ouvrière trouve son occupation^ ses mœurs ^ et sa subsistance dans ces travaux , et ce n'est pas une des moindres considérations à faire valoir^ pour leur conserver toute leur activité.

Chapitre XII. Dépense» ûxes, ou communes à plusieurs départemens y HÀyjaSy^SS.

On voit figurer dans celte dépense une somme de 5 millions^ pour dépenses ordinaires des maisons centrales de détention. 11 est bon de faire remarquer que c'est 56o^ooo de plus qu'en 1820 , et 900^000 de plus qu'en 1819 ^ et que

( ya ).

dans cette même année 1819, d'après le compte rendu , il n'a été dépensé pour cet objet que 22^151^287 : quel que soit la cause d'une demande qui paraît si exagérée^ si ces frais sont établis indépendamment du produit du tra- Tail des condamnés , il convient d'en opérer la déductîo j si^ au contraire, elle a déjà été faite, on sera forcé d'avouer que la dépense est scandaleusement au-dessus des véritables besoins , même en admettant , sans examen , le nombre allégué de i4,ooo condamnés. Il existe donc alors dans cette partie de l'administration ^ des abus intérieurs qu'il ne sera possible de déraciner , qu'en refusant les fonds qui les alimentent ; 600,000 de réduction sur un article aussi évidemment forcé, lui laisseront largement toutes les ressources nécessaires. Et remarquez à l'appui de cette économie , que le même ministère qui demande à-peu-près 2 1 5 francs par condamné dans les maisons centrales, n'alloue aux départemens pour 5,ooo autres condamnés qui ne peuvent trouver places dans ces mêmes maisons, que 65o,ooo, c'est-à-dire, i3o francs par individu. £n partant de ce calcul , l'économie que nous réduisons à 600,000 devrait être de 1,200,000. Je ne parle pas de 750,000 qui figurent à ce cbapitre pour dépenses ordinaires du clergé , frais de chapitre, maîtrise, entre tien des chœurs et cathédrales, etcj et qui pourraient être susceptibles de quelque diminution. Cet article est délicat, et je respecte le sentiment religieux, même dans quelques-un^ de ses exagérations. Il résulte toujours des calculs ci-dessus , une économie indispensable de 600,000

Chapitre XIII. Dépenses variables j spéciales à chaque département y 2i,82i,o85.

11 se présente ;ici la même observation que pour l'art.

précédent. 5^6oo^ooo sont portés pour dépenses ordinaires des prisons départementales^ maisons de dépôt et de mendicité. IL est rig|Oureusemet indispensable d'avoir égard au produit des travaux, si la déduction n'en a pas été faite ; et dans le cas contraire , de décharger le budget d'une partie de ces dépenses qui deyiennent alors évidemment supérieures aux besoins. Déduire de cette somme totale celle de 8oo>ooo, c'est assurément ne pas se montrer avare des revenus nationaux : il y aurait peut«-etre bien quelq[ue chose k dire aussi sur les 4^5oo,ooo demandés pour les enfans trouvés , indépendamment du concours des communes à cette dépense , surtout quand on connaît le peu de temps que ces malheureuses victimes sont à chai'ge à l'état^ soit par Ja mort qui circule déjà dans leur sang au moment de leur naissance , soit par le nombre de ceux qui trouvent dans la bienfaisance de quelques âmes généreuses^ le se* cours d'une utile protection, pu celui d'une adoption plus utile encore *, mais ce n'est pas à des Français qu'il faut proposer de dessécher aucune des sources de la bienfaisance y laissons les ouvertes sans restriction , il ne restera toujours que trop de maux à réparer : économie sur ce chapitre 8oO;000

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