‹ Du système financierChapitre 22 sur 92 · Chapitre XYI. JEcoles militaires j · texte numérisé non relu

Chapitre XYI. JEcoles militaires j

S'il était question de discuter ici la manière dont sont exécutées les lois et ordonnances relatives aux écoles militaires , et la préférence trop souvent, accordée aux enfans des personnages riches pu iniluens , sur les enfans de ceux qui sont morts sur les champs de bataille y ou cicatrisés de blessures gratuites , les observations se présenteraient en foule : mais c'est seulement sous le rapport financier qu'il s'agit d'examiner ce chapitre; et quoique chacun des

artides qui composent le budget particulier de chaque école , puisse bien paraître un peu exagéré , l'économie à rédamer serait si modique , qu'elle ne semble pas mériter qu'on insiste beaucoup pour l'obtenir. U est cependant une de ces écoles dont l'inatilité ne peut être contestée, et dont la dépense doit conséquemment disparaître , c'est celle dite spéciale df étaU-major. Si dans le cours des vingt-<inq années par lesquelles nous ayons étonné le monde , les armées françaises ont offert le spectacle d'un service admirablement rempli dans toutes w^ parties, c'est surtout dans l'étatr*major que cette vérité trouva son application; et cependant il n'existait point de ces écoles spéciales oii tout ce qui est enseigné d'ailleurs , peut l'être et l'est en effet réellement dans celles de Sain^Clyr, LaFlëdbe^ etc.; et cet ancien régime, dont la gloire militaire fait aussi une partie glorieuse de nos souvenirs , il n'avait pas non plus formé à une école spéciale d'état-^major , ces grands hommes à-la-fois guerriers et administrateurs , qui servirent pour ceux de notre époque et d'aiguillons , et de modèles. £n proposant donc la réforme des dépenses inutiles, il faut bien mentionner celle-ci , qui donnera une économie de 45,000.

Chapitre XVU. Solde de non-activité, traîtêmehs de réforme, et secours, 9,070,000,

Voilà une de ces dépense» cbtns lesquelles toute réduction serait une in^Rstiee , toute parcimonie une ingratitude. Dans l'état actuel des choses , est-il supporta- Me de voir réduire à un traitement de moins de 5o par mois des officiers en non-activité , quand un supplément de cent francs par année n'excéderait pas pour le trésor, ime somme de a5o à 24o,ooo francs. Cette dépense , au sur-

pboA, AîilimaeraitprogressiTement de beaucoup^ si le minis^ tare replaçait ayec plus de promptitude , dans les cadres de l'armée ^ les officiers réduits à cette solde d'indemnité. Quand les préventions auront cessé de présider à toute notre politique administrative , on sentira qu'il est absurde et peu économique d'ayçir deux armées ^ Tune active et l'autre nulle.

Il est facile de voir que dans Texamen de ce budget , la seule évidence des abus a pu déterminer la proposition de quelques économies ; on n'a effleuré aucune de celles qu'il fiaiut bien attendre du temps et du progrès naturel des principes représentatifs. On n'a point parlé non plus de celles qui pourraient s'obtenir de calculs plus sévèrement contrôlés , ou de réformes précipitées. Que serait-ce si l'on fût entré dans la discussion du prix des fourrages , liquides et autres fournitures y si l'on eût passé en revue pièce à pièce tous les marchés onéreux ou mal calculés de Fadministration y si l'on eût demandé subitement la réduction à un nombre raisonnable , d'un état-major composé de plus d'officiers-généraux qu'il n'en faudrait pour commander toutes les armées de l'Europe , surtout si l'on eût fait ressortir l'abus de règles suivies en 1806 , pour des bataillons composés de 1 ^080 hommes , et maintenues aujourd'hui pour des bataillons de 4 à 600 hommes? Mais il a bien fallu avoir égard à-la-fois à la difficulté de réprimer tous les abus sans faire trop de mécontens , à la cruauté qu'il y aurait de dessécher , d'un seul coup, des sources qui fournissent à tant de besoins, enfin à l'action du temps, qui doit finir par opérer insensiblement les réformes quand elles sont signalées. Tout en laissant à ces considérations la part qui ne peut leur être ôtée sans inconséquence , le mi**

nistëre de la guerre nous fournit^ encore en économies la récapitulation suivante :

Page 1