CHAPITRE IX
Ministère de la Marine.
( Ce ministère figare au budget de 18122 pour 60^000^000 )«
n s'est âevé dans le sein de la commission des dépenses en 1820 y une discussion contradictoire sur l'extension à donner à noti^. marine^ et par conséquent sur la quotité des sonmies à y destiner. Les uns voulaient les restreindre considérablement^ et se fondaient sur l'inutilité des grandes escadres.dana notre système politique , sur l'état de delàbrement dans lequel le ministre conyenait avoir laissé pourrir nos b^timens dans nos ports ^ malgré les 4o mil-* lions alloués cbaque année depuis i8i4 à son ministère, enfin sur la position de notre commerce, et le peu d'efibrts du gouvernement depuis sept ans pour le protéger. Le premier de ces motifs est réel, et l'inutilité des grandes escadres dans un pays qui ne veut plus prodiguer de l'or et du sang pour ,des résultats nuls ou presqu'insignifians^ n'a pas be*- 8oin.de démonstration. Le reproche d'avoir consommé 200,000,000 en cinq ans , sans que nos bâtimens soient en meilleur état, n'est malheureusement pas non plus sans qnelqne, justice, et c'est à l'autorité souveraine à appeler dans ses conseils l'habileté et l'expérience pour y remédier; car il est difficile de supposer que 4o,ooo,ooo par an ne paissent pas suffire à cet objet, quand on voit qu'en 1788, 36,000,000 couvraient cette nature de besoins , indépen-i damment de 10 millions seulement pour les colonies; et Pon jse souvient de l'état dans lequel était notre marine à
cette époque , où elle sortait d'une lutte à jamais mémorable; la position de notre commerce n'est pas sans doute satisfaisante pour le patriotisme , et ce n'est pas seulement par des essais de culture au Sénégal ^ que l'on parviendra à lui rendre son influence et sa prospérité; mais c'est précisément parce qu'il est encore dans cet état déplorable, qu^il faut songer sérieusement k l'en faire sortir. C'est k la <K>nstructîon de frégates propres à en prot^er les opéra«tîoos f que doivent être tournés tous ks eflbrts de notre marine , sans négliger pour cela l'eairetten de nos établie semens maritimes , l'armement et la oonaervatien dt» hà*^ timens plus importans, capaUes de défendra > s'^ e«i était besoin , ses intérêts et son indépendance : oè <i'est poli^ k la France d'aspirer à une rÎTalilé ruineuse ateis un pettpte Toisin dont elle ne peut point atteindre k sopériorilé/ maïs ce n'est point non plus à die d'abandonner ieï aTàn^ tages commerciaux que lui assurent Ma^foîs MtposiHoi» géographique y son influenoe ioeiale^ et Pindu^ie de M« habitans: donnons dono au ^ouTernement tontes lefrrei-' sources qui peuTont s'aoeordev nvec notre situdlfam^ el pour les rendipe moia$ tnsnflBsantes^tAchons de déterminer le ministère a débarrasser le personnel de la Marine d\nie multitude d'emplois sans foncttons^ et de rappels ridi<mle9 qui absorbent gratuitement des fonds eincqnels il Jersit si nécessaire de donner une autre application ^ tAeiions d^at^ tirer sur la merine cet esprit d'«rdre q«i senJile exilé de tontes les branches de notre administration , ettqni devient d'autant plus indispensable pour «elle dont neos noes ooeupons, quUl hû faut pourvoir à des faesotns plus InH . p^ieuK et plus multipliés. C'est dans œt esprit que eou» allons examiner successivement tous les chapitres de mm budget particulier) en regrettant de voir âugneuter ses
dépenses dansf ane telle proportion , mais en avouant aussi que la plupart cl'entr*elles sont marquées par Pbonneur national du sceau de la nécessité.