Chapitre I*'. Administration centrale
Quoique ce chapitre ne soit pas aussi ridiculeusement exagéré que dans plusieurs autres ministères , il peut bien paraître cependant susceptible de ^elque réduction^ quand on yoit figurer an compte rendu de 1820, pour bois à brûler 44,368 Ît^ 3o c. ; pour bougie et cire jaune, 10^117 fr. 4oc«; pourédairage des corridors , quoiqu'on ne travaille presque jamais passé quatre ou cinq heures, 6>8a5 fr. 06 o.^ pour chandelle, !K>6i; pour reliures , 7964 frw 43 e. ;pottr achat et entretien de meubles, 10,743 £ 61 c ; pour emballage, port de lettres, oommissioas , etc. , 16,955 fr. 228 c. ; et presque tous les autres articles sur un pied semblable.
M* Malonet^ dans un rapport présenté à T Assemblée coBstituante, le 20 ayril 1790; disait que Tadministration centrale de la marine pouvait être réduite à 760,000^ et à cette époque nousavîons Saint-Domingue et I^Ile de Franoe> des établissemens dans f Inde f et un oomnier^ie étendu sur les côtes d'Afrique, dans la mer d'Asie, etc. ; le département ^la marine avait en outre dan» ses attributions, k» consulats étrangers : sans àotmet au 9fstèm« d'économie que nous voudrions voir partout adopter , autant d'eittension que cet habite administrateur , passons an c^pitre pre-* mier ^867,000 au lieu de 7^0,000, qit'il )ugeait sufisans, etéeoiXMttnsoiis 100,000.
Chapitre II. Solde à terre, à la mer, et dépenses y assimilées ^ 15,99^,439.
On voit par le compte rendu de 1B19, que la dépense
pour les officiers de vaisseau à terre , portée pour l'année actuelle a 2^474^600, n'a été que de i,8339i5i f. 70 c; elle avait été seulement en. 1818 de 1,270,244 fr. 53 c. On ne peut concevoir par quel motif le nombre de ces offî^ ciers aurait augmenté, on pourquoi ils recevraient des traitemens plus considérables. Mais malheureusement nous suivons depuis quelques années un système de rappels ri* dicules, d'après lequel des services nuls ou du moins interrompus trente années, comptent pour des services réek , encombrent la carrière de doubles, triples, décuples emplois sans utilité ; on les prodigue à l'intrigue, à la &veur, à l'esprit de parti, et les finances de l'état tiraillées dans tous les sens par des sinécures sous mille dénominations, ne peuvent plus suffire que par des emprunts ruineux, ou par des impôts excessifs auxbe soins véritables : il semble que chaque année doive amener au moins des extinctions dans ces listes interminables d'officiers casaniers, et ce sont au contraire des augmentations qui viennent annuellement frapper les regards du contribuable, quand il y cherche des moti& d'espérer quelques soulagemens: il est indispensable pour arrêter un pareildésordre, de réduire cet article sinon an taux de 1818 , ainsi qu'on en aurait bien le droit , au moins à celui de 1819.
Il serait inconséquent de rien diminuer du service efifectif des vaisseaux à la mer. Quelque singulières que puissent paraître certaines des missions ou croisières des vaisseaux employés, des marins se forment à cette école pratique , et sous ce rapport elle a moins besoin d'économie que de développement : portons donc seulement la réduction de F article précédent à 64i,45o.
Chapitre III. Salaires cPouçrUn ^ 6,1 4 1,548 Gardons nous de rien ôter à ce service , il n'y a là ni pen-
sîons de serrices y ni grades dérisoires , ni emplois sans fonctions.