CHAPITRE VII
F^ersemeris au trésor par la ville de Paris ^ en vertu de la loi du i^ Juillet 1820.
( Cette recette est portée au budget pour 5;5oo^ooo. )
C'est en 1821 que figura pour la première fois au budget ce produit que la morale et le bonbeur des familles s'indignent de Toir figurer depuis si long-temps au nombre des fléaux qui les compromettent. Sans traiter ici la question politique d'une prétendue nécessité des jeux publics dans une grande capitale, sous le prétexte que des imprudens iraient risquer dans des tripots dandestius leur yie ayec leur fortuite > comme si la police n'était pas là pour prévenir aussi ce désordre , comme si elle pouvait arguer d'une chimérique impuissance dans un temps où nous la voyons si active et si fiëre de ses succès dans des recherches d'autre nature ; sans entrer , dis-je, dans ces considérations'^'qui nous mèneraient à une discussion longue etdélicate, du moins étonnons -nous que ces revenus honteux aient tardé si long-temps à paraître au grand jour , sous le prétexte ridicule de leur impureté même. Quoi ! l'on ne craignait pas d'avouer qu'ils étaient flétrissans y et c'était en les appliquant à des dépenses dont on n'osait avouer la nature ^ qu'on prétendait en racheter l'ignominie l Et pour leur faire perdre un pareil caractère , on les consacrait k des pensions scandaleuses pour des
faroris , à des encouragemens pour la délation ! Rendons grâces à la représentation nationale qui ^ tout en laissant subsister encore tant d'autres abus, n'a pas laissé du moins prolonger le scandale de celui-^i ; faisons des vœux pour que le produit infâme des jeux, s'il sunrit à l'expiration d'engagemens dont la morale autoriserait même dès aujourd'hui la résiliation y s'ilbrare plus long-temps le cri accusateur des pères de famille, ne cesse plus du moins de tourner au profit de la chose publtque^ i