PREMIÈRE OBJECTION
L'Observateur. Votre système est trop absolu ^
I rop exclusif; certaineijient le commerce , la fabrication aind que la culture devraient être plus consi(]eré&, et classés d'une manière plus distinguée qu'ils ne l'ont été jusqu'à ce jour; mais ceux qui se livrent aux occupations de ce genre , ne doivent pas prétendre à absorber toute la considération publique. Les cultivateurs, les négocians , les fabricans doivent certainement exercer une grande infloenee sur l'administration générale; mais ils ne &ont pas les seuls qui possèdent des connoissances utiles à la société^ il serait injuste, et par conséquent nuisible aux intérêts nationaux que le pouvoir et les places ne fussent confiés qu'à des industriels : que deviendrait une nation qui n'aurait gue des cultivateurs, des négocians et des fâbricans, une nation chez laquelle les travaux relatifs au perfectionnement de la morale publique et privée , de la législation, des sciences physiques et mathéma.-' tiques, ainsi que des beaux-arts, ne seraient ni considérés ni suivis avec activité ?
réponse. Je n'ai point dît , je n'ai pas pensé que les industriels dussent posséder la totalité de la considération sociale, et exercer tous les- emplois publics. Une personne qui donnerait une pareille conception pour base au système politique, me paraîtrait un ignorant et un fou. Mon idée est très 'flerente de celle que vous m'attribuez fort injustement, car ic -ne IV- ■ - 1 . .
) ui je ne 1 ai émise dans aucune partie de
l'opinion exposée dans ma brochure. Au surplus, ■votre objection ne m'étonne point. Je Sais que toute idée neuve choque les habitudes contractées ; je sais que ces habitudes s'opposent de tout leur pouvoir à son admission ; je sais, enfin, que tout novateur doit se condamner à répéter souvent ce qu'il a dit, et à présenter son idée sous bien des faces différentes. Je vais vous exposer de nouveau la conception que j'ai publiée dans ma brochure, en affirmant qu'elle devait servir de basé au nouveau système politique.
Dans l'état présent des lumières , et par l'effet le plus général et le plus immédiat de ces mêmes lumières, la nation désire prospérer par des travaux de culture, de fabrication et de commerce. Or, il est évident que le moyen le plus certain pour faire prospérer la culture , le commerce et la fabrication, consiste à confieraux cultivateurs, aux négocianset aux fabricans le soin de diriger l'administration des affaires publiques, c'est-à-dire le soin de faire le budget, car ils sont certainement ceux qui connaissent le mieux ce qui est utile , ainsi que ce qui est nuisible à leurs travaux. '
Voilà ce que je pense, voilà ce que j'ai dit, voilà ce que je répète, voilà ce que je prouverai au Roi et à la nation; voilà en un mot le principe que j'ai l'intention de leur faire adopter, et que je suis Mrtain de fiire admettre par eux, à une époque
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peu éloignée, sans employer d'autre moyen que celui de la démonstration.
Et il ne résulte point de ce principe, auqjiel je pourrais donner le nom d'axiome, que les cultivateurs , les négocians et les fabricans doivent absorber toute la considération publique, et occuper tous les emplois du Gouvernement.
Prenez la peine de rcflécliir à 1^ conduite que tiendra nécessairement (c'est-à-dire en iigissant conformément à ses intérêts) la commission composée d'indusfriels, qui sera chargée de faire le budget, et vous acquerrez, par votre propre travail, la conviction que cette commission s'empressera d'assurer les fonds nécessaires pour actjver tq.us les travaux, utiles à la culture , à la fabrication ainsi qu'au cûnunerce, et qu'elie fera cesser le plus proBiptemcnt possible toutes les dépenses qui seront inutiles ou nuisibles aux principales branches de l'io^ dustrie. ,
Or , il est évident que tous les travaux utiles 4 la culture , à la fabrication et au commerce , sont utiles à I9 société , tîindis que tous le^ travaux inutiles ^u nuisibles à l'industrie, sont - inutiles à là Ëociété générale, ou lui sont nuisibles.
Tous les citoyens livrés à des occupations utiles ^ la société, doivent désirer que les industriels qoient chargés de faire te budget; car ils sont les plus intéressé^ d« tous au perfectionnement' de Ift,
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inonile publique et prWée, ainsi qu'à F^fablfâsement des fois nécessaires pour empêrfier les dés-s ordres, et ils sentent mieux que personne Futilité des sciences positives et les. services que hes beaux-arts rendent à la spciété ; car ils sont les plus capables , les seuls capables de répartir entre les membres de la 'société la considération et les récompenses nationales, de la manière convenable, poiir que justice soit rendue à chacun suivant son mérite.
. Ge serait une inquiétude tnal fondée de craindre que les industriels profitassent de ce qu'ils seraient chargés de faire le budget pour s'emparer des places . du Gouvememeot. Cette crainte serait mal' fondée, 1^. parce qye ces emplois deviendront subalternes à leur égard , quand ce seront eux qui seront chargés de la direction générale de Fadministration publique; 2®. parce qu'après les réformes faites , les grandes entreprises d'indusirie seront infiniment plus lucratives que les premières places du Gouvernement; 3**. parce que les industriels se sentiront moins propres à exercer les emplois du Gouverneftient que ceux qui ont contracté l'habitude de ce genre de travail. .
Enfin , mon idée est bien simple, je dis :
. Xanjt que la nation a voulu prospérer «par la guerre et en faisant des conquêtes , les militaires oot dû former lapremiere.classe.de la société; ce
août eux qui ont dû diriger les afT^ires publiques, '■■^t c'est, en effet, de cette maDière que les choses se sont passées à celle époque. Aujourd'hui que la Dation veut prospérer par des travaux paciBques, ce sont les industriels qui doiveni: former la première classe de la société; ce sont eux qui doivent diriger les affaires publiques; ce font eux, fin un mot, qui' doivent faire le budget.
Le système militaire n'était pas exclusif, puisque les militaires encourageaient tous les travaux qui leur étaient utiles ; le système industriel ne sera pas plus exclusif que celui de la féodalité; il le sera même beaucoup moins , car tous les travaux qui tendront à améliorer le sort deTespècebumaine seront directement utiles aux spéculations des industriels.
V Observateur. Ainsi, l'idée que vous voulez donner pour base au système politique est que le projet de budget doit être connu et présenté mi Roi par une comtoission composée d'industriels de profession. - . .
Eh bien ! j'attaque l'idée mare de votre'systètne; je vous d^clare'que tes industriels ne.me paraissent point en état de bien combiner l« projet des recettes et des dépenses générales : je vous -déclare qu'ils me paraissent de' tous les pitoyens les moins capables de faire ce travail.. ■ .
Chaque industriel concentre son attentioa dans
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la branche d'inilustrie à laquelle il^ s'est àdotm^; presque aucun d'eux n'est susceptible de s'élever à des considérations générales; chacun d'eux désire^ rait que toute la force publique, que tous les moyens Âe la nation fussent employés à £iii^e prospérer, ses afËiires particulières.
. Vous' avez dit , dans votre brochure, que la ciommission que le* Roi chargerait de lui présenter un projet de budget devrait être composée de cultivateurs , de négocians et de fabricaYi$.
Si ce projet se réalisait , vous verriez que^ les cultivateurs voudraient faire porter l'impôt en totalité sur les objets manufacturés et sur les denrées 'étrangères ; vous verriez que, sans s'inquiéter des inconvéniens qui pourraient en résulter pour la nation, ils voudraient établir la libre exportati(m Âe tous les produits territoriaux*
Les fabricans voudraient prohiber tous objets manufactures ^hez l'étraiager ; ils voudraient etn- 4>êcher la sortie de toutes les matières premières, tandis que les pégocians opineraient pour l'entière liberté de la circulation des produits nationaux et .étrangers, sans se mettre en peine ni du renché- "^rissement des grains, ni de la chute de nos manufactures.
Il est incontestable que ce sont les industriels qui forment la classe la plus utile et la plus nombreuse ; que ce sont eux qui fournissent, par leurs
tcavaUK, à tous les besoins de la société; xpe ce sont eux qui produisent toutes les richesses tiationale.s.
Il est égnlement certain que c'est dans l'intérêt de j'industrie que le budget doit être conçu. Mais il ne résulte pas de ces deux faits , qui ne peuvent pas vous êtreconlestés , que le budget doit être conçu et combiné par les industriels. Vous avez commis une grande faute en en tirant cette conclusion , dont . je viens de vous prouver le peu de solidité.
BÀpons^. La vérité ne dépend aucunement de notre volonté, ni de nos Itabitudes, ni de nos croyances. Une opinion peut être très fausse quoiqu'elle ait de nombreux partisans; c'est précisément le cas qui se présente dans ce moment. L'opinion que vous venez d'émettre est très répandue, fort accréditée , et cependant elle est complètement fausse.
Oui, Monsieur, c'est ;ine erreuc de croire que les chefs des travaux industriels iie possèdent que des connaissances particulières , que les connaissances relatives à la branche d'industrie qu'ils exploitent. Il y a une capacité qui leur est commune, à tqus , c'est la capacité administrative ; ' c'est la* capacité nécessaire pour faire un bon budget; et, cette capacité, ils sont les seuls qui la possédait; ils en ont été les créateurs; elle n'a commencé h .exister qu'à l'époque de rafTraachissement des corn-
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ibunes ; elle sVst toujours perfectionnée depuk cette époque. Cette branche de nos connaissances ésl devenue aujourd'hui une science positive; c'està-dire, cette-capacité s'est divisée en deux capacités, la capacité théorique et la capacité pratique; elle est devenue une science positive , car les faits qui lui servent de base sont des faits observés, car ce s^nt des faits qui Dnt été vérifiés par de nombreuses expériences.
En un mot. Monsieur, vous dites que les industriels ne sont pas capables de faire le budget , et je vous réponds que les industriels sont les seuls capables de régler l'administration des affaires publiques conformément aux intérêts de. la très grande majorité de la nation , conformément à l'intérêt des producteurs.
L'état actuel* de l'opinion publique relativement à la question que nous examinons est fort singulier.
Depuis lu célèbre discussion sur le commerce des grains , discussion dont le résultat à été. que le
meilleur moyen d'assurer la subsistance de tous les habitans de la France était de laisser à l'industrie le soin de diriger celte administration , on a passé en revue tous les services publics, et il a été reconnu que les industriels étaient les plus capables de diriger toutes les branches de. l'administration générale.
L'opinion publique à prouvé qu'elle adoptait
toutes ces démonslrations particulières , en établissant le proverbe laissez Jaire, ■ laissez passer ; et cependant elle reste persuadée que les industriels ne sont pas capables de concevoir le plan général des recettes et des dépenses publiques ^ qu'ils ne sont pas capables de faire un bon budget , ce qui implique une contradiction évidente; car ce qui est vrai dans toutes ses parties est nécessairement vrai dans son ensemble.
Je ne crois pas, Monsieur, devoir donner pour ce moment un plus grand développement à ma J"éponse ; je la terminerai donc en vous disant qne ce que vous appelezmonsystème, est une conception que je n'ai point créée, inventée; que ce système a été organisé dans toutes ses parties par les industriels, et que mes fonctions se bornent à proclamer la vérité générale qui lie entre elles toutes les vérités particulières admises en économie politique.
L'Observateur. Ce que vous venez de me dire
mérite d'être médité ; je ne puis donc pas y répondre
sur-le-chaitip ; mais je vous observerai qu'il y aune
chose importante dont je vous ai parlé , et à laquelle
' vous n'avez fait aucune attention. .
Je vous ai ^it que les intérêts des cultivateurs , dés négocians et dès fabricans , étaient tout-à-tait distincts, qu^ls étaient même opposés les uns ftHX autres; que de là il résultait qu'une commission pour faire le budget, composée de cultivateurs, de
iiEgdciaiis et de fabricahs , ne pourrait pas s'eii^ itendre^
Réponse. Je conviens que., sous le rapport de la manière dont l'impôt *doit être assis , il existe une d'opposition entre fes intérêts des cultiva*- ^-lïeux des fabricans , entre les intérêts des *$ et des fabrrcans réun# et ceux* des is ; mai^ je dis que cette opposition est isflttiment petite en comparaison de celle qui existe entre «tes intérêts des industriels et ceux delà no- Jblesse tant ancienne que nouvelle; ceux du clergé tant. ancien que nouveau, ceux des légistes, ceux des propriétaires oisifs , et ceux , en un mot , des .Français' qui ne sont pas industFÎels.
Je dis> <|ue les industriels de toutes les classes sont intéressés à Féconomie dans l'administration, 'qu'ils sont aussi tops intéressés au maintien de la tranquillité publique , tant intérieure - qu'extérieure, tandis que- le» nobles , les tonsurés, les légistes et les propriétaires oisifs peuvent désirer que le gaspillage continue, parce qu'il leur est profitable; tandis qu'ils peuvent désirer une guerre extérieure ou une révolution intérieure , parce que ce^ crises peuvent* leur être profitables en leiir procurant des places dans l'administration pi^ blique.
Je conviens ^«^^ Monsieur, que le premier budget &it par les industriels sera très imparfait, très infé-
lieurà ce qu'il pourrnit ^tre; je conviens que «? premier budget sera nécessairement très inférieure ceux que les industriels ieront plus tard , et quand ils auront acquis de l'expérjence dans ce genre. Uais il est évident que le premier budget , quel^ imparfait qu'il soit, remplira cependant bea mieux les coilditions d'économie dans les dé| publiques et de bon emploi des deniers du ( qu'aucun de ceux qui ont été faits jusqu'à c»^ jour. Il est évident qu'il sera fait dans l'intention de procurer tranquillité et stabilité à la maison, de Bourbon , en même temps que prospérité à la nation.
Vous m'avez dit plus liaut que les industriels n'avaient point d'idée générale en administration, et que leur ignorance , à cet égard , les rendrait incapables de faire le budget. J'ajouterai à ce que je vous ai déjà répondu sur ce sujet, qu'il existe heureusement pour eux une nature de.capacité , qu'ils ne possèdent pas du tout, et dont tous \es ministres des finances que nous avons eus après M. iNecker (qui était un industriel), ont fait preuve ; cette capaicité est celle de conserver fous les anciens abus en consacrant annuellement une somme énprme à leur entretien.
' Monsieur, l'esprit bavarde beaucoup avant que le bon sens prenne la parole; mais quand une fois le bon sens a parlé, l'esprit ferait inutilement ses
( I09 ) efforts pour $e faire écouter. Or, le bon sens géné« rai a procIaHié la vérité fondamentale en financés: Que le budget deif ait: être Jait par ceux qui sont intéressés à V économie et au bon emploi des deniers publics j et il résultera néciessairemeiit de cette proclamation du sens commun des Français , que le Roi (dont -la fonction la plus honorable consiste à êtr« Torgahe 4$ l'opinion pubKque) chargera incessamment une commission* choisie pai'mi les industriels de lui présenter un projet de budget
V Obser\mteur. Vous ne m'avez pas persuadé que vous eviez xaison, mais vous m'avejt entièrement convaincu que votre opinion méritait le^^onneurs d'une, discussion générale et publique^ je crois qu'elle de viendra, bien tôt le sujet de débats généraux en France , et même dans toute l'Europe ; niais en attendant que l'attention publique se porte sur cette question, il me paraît que je dois continuer à -Vous faire les objectionsiqui s'étaient pré-r sentées à mon esprit lorsque j'ai lu votre brochure. ' Je vous '.observe dôjic que les industriels, travaillant à faire le budget , cesseront nécessaireinent d'être industriels ; car il* ne pourront pas mener de front leurs travaux: pour le service public avec ceux relatif^ à leurs entreprises particulières. Or,* s'ils abandonnent leur maison, ils ne remplisont plus les conditions que vous avez jugées né-
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cessaires pour fiiire un bon budget; car ils tie se* font plus au nombre de ceux qui doivent craindre ï'arbrtraire et désirer l'économie, parce qu'ils ne peuvent ni exploiter le pouvoir, ni profiter da gaspillage.
Réponse. Je suis très flatté Au jugement favorable que vous portez sur mon travail ; je suis très reconnaissant des vœi^ que vous faites pour qu'il obtienne les bonneurs d'une discussion générale; mais je. ne suis point de votre avis. -
Je vous observerai d'abord que l'opinion que TOUS appelez la mienne , n'est autr^ chose que le résuraé des opinions émises dans toutes les occasions par les industriels praticiens , tels que MM. Teniaus, Beauséjour , etc. etc.; qu'elle est l'énoncé général des principes professés par le théoricien J.-B. Say, et par les autres écrivains en économie politique.
Je vais.vous présenter ttoe sea>nde obserratiotf qui mérite de fixer toute votre attention. ' • - - - L'époque à laquelle les astronomes ont constitué l'astronomie^ en dégageant la base de cette science des faits imaginés qui étaient entrés dans sa pi«< inière constructio», n'a point été signalée par nn0 grande discussion; it s'est établi une ligne ded^ marcation entre les astronomes et les astrologues ; les uns ont été cia^és parmi les savans, et les aa-i très parmi les «harlatans. On peut combattre un»
croyance y mais on est obligé* de se soumettre h une démonstration.
Le passage de Talchimie à la chimie n'a pas trouvé non plus d'opposâns dont la résistance ait laissé de trace dans Fhisloire; il n'a point occasionné de discussion mémorable.
Il en sera nécessairement de même pour l'établissement de la politique positive ; cet établissement ne sera pas précédé d'une discussion importante dès l'instant que les industriels prendront l'attitude convenable. Dès l'instant que faisant une application générale de leurs principes ils se déhsgrrasserent des dpctrtnes féodales et théologiques, où verra la nobles^ et le clergé se soumettre sans, résistance^; on verra leë nobles et les prêtres devenir agriculteurs, négocîans, fabricans', ou se livrer à de9 travaux utiles à la culture, à la fabrication et au commerce., en s'occupant,par exemple, d'enseigner la morale positive qui doit servir de bifee au système industriel. De même que là théologie a été le fondement du régime féodal , on verra les légistes ne plus chercher le but vers lequel la société doit se diriger; on Jes verra ne plus s'occuper de faire les meilleures lois possibles ,* malis tout bonnement jde faire les lois qui pourront assurer le mieux là prospérité de la culture , du commerce et de la fabrication. :' • •
Il me reste à vous prouver que les inâustriels ,
qui feront parlie de la commission chargée de faire le budget, ne seront point obligés de renoncer à leurs entreprises industrielles; mais il me paraît que notre séance d'aujourd'hui a été suffisamment longue; je vous propose de nous ajourner à demain.
L'Observateur. J'y consens.
■Messieurs, je vous donnerai incessamment la suite de cette discussion ; ce ne sera pas cependant dans ma prochaine Lettre, parce qui! y a un autre objet sur lequel il nie paraît important d'appeler votre attention le plus promptement possible. J'ai l'honneur d'être, etc.
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