‹ Du système industrielChapitre 2 sur 23 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Deux factions qui luttent avec acharnement. ••*' pour la possession exclusive des pouvoirs exi- *•***;'•. slans , que d^acuna d'elles considère , par des motife différens, comme sa propriété natu-* relie; un gouvernement qui cherche à se garantir des tentatives de l'une et de Tautre , mais qui se croit néanmoins obligé de satisfaire leur avidité ciommune, en répartissant^ d'une manière plus ou moins égale , les béné>> fices de l'administra tion entre les deux classes rivaies d'ambitieux; enfin, des industriels de tdQS génies, cultivateurs, fabricans et négocians, qui se lamentent de porter deux bâts^ qui désirent vivement de ne plus servir de ptoutef aux intrigans de toute espèce , mais qui -n'ont aucune idée nette, ni aucune volonté arrêtée , sur la marche à suivre pour cela , et qui, par suite, restent spectateurs passifs dé la lutte, attendant avec bpnfaomie qu'une portion de ceux qm vivent ou qui aspirent à vivife de Tintrigue et du gaspiifHage , les délivre généreusement du gaspillage et de l'intrigue : tel est, en raccourci, le t^Meau que présente 4a 'seèoe politique aciuoUé, à tout observateur

imprâûrljàl et éclairé ; tel a été , jusqu'à présent ,

le'/fiste résultat d'une révolution dont le but

.étik manifestement, dès l'origine, l'organisa-

'•tibn d'un régime économique et libéral , ayant

'•%, pour objet direct et unique de procurer la plus

* grande source de bien-être possible à la classe

laborieuse et productrice , qui constitue, dans

notre état de civilisation, la véritable so*

ciété.

Quelles sont les causes qui , en détoiurnant notre révolution de son but primitif , ont amené et retiennent la société dans le déplorable état.où elle se trouve aujourd'hui? Quels sont les moyens de l'en faire sortir, d'établir l'ordre et la prospérité sur des bases solides ? Telles sont les deux questions générales intimement liées entre elles , dont je présente ici im premier éclaircissement.

• Le caractère essentiel de cet écrit , celui que je désire principalement avoir rendu sensible, c'est le rapprochement, ou, pour mieux dire, la communauté que j'établis partout entre les intérêts de la royauté et ceux des industriels. La combinaison de ces deux forces a été la pensée dominante qui a occupé mon esprit pendant tout le co<irs de ce travail; j'aurai atteint mon but le plus important, si je puis obtenir que l'attention des industriels, ainsi

que celle des vrais amis de la royauté , te fixe .sérieusement jsur ce point fondamental.

Pour faire sentir aux deux parties intére^ées touteJ'importance de ce rapprochement^ j'ai tâché de leur démontrer séparément : i^. Que Ja priùeipale déviatipn de la révolution a conr .sisté dans- la faute, commise par la royauté de se séparer dea communes , peu de temps après l'ouverture des états-généraux ; et par les corn*munes, de se ^sser bientôt, (entraîner dans une direction- hoiiblQ à Tégard de la loyauté, un lieu de persister , des deux côtés, dans une combinaison de fovces politiques dont la bonté était éprouvée , tant pour la royauté que pour les communes, par. une expérience de plusieurs siècles s a^ Que , par conséquent , le besoin le plus pressant ,• dans l'état actuel des choses, pour, la royauté et pour les comonmes , est de revenir immédiatement à cette sage com^ l)inaison.

Je fars observer à la royauté, que , si Iç but réel de la riévolution a. été manqué jusqu'à • présent, et préeisém.ent même parce qu'il l'a . été , il n'en a pas moins continué de subsister, •et il subsiste encore, dans toute sa force et dans toute son étendue, excepté que les principaux, obstacles à son accomplissement ont été levés; car, pour.les corps politiques comme

fOÊLT les îadîiMu* , tout besoiû réel «Lofe ntf^ cessairemeni jusqu'à ce qu'il ak éfté satirfait ^ et il M prononce ai^ec.d*au1;»il plus d'énei^e , ifâ^qsa tarde phis long-temps à le satisfaire^

Ainsi , la révolutîpn est loin bien 'd'<éere ter-

minée ^ et elle ne peut Fétre que par l'entier nccomplissement du but que la marche d^ ^^loses luia assign^5 e'est^ihdtfe, ptf la formjatien du nouveau ^stème politique. . .

• H n^est au pouvoir d'aucune force humaine de faire' rétrograder ce mouYMaent natarel-i ni même de n'y c^ir qu'à demi : -ce qu'il peut y tairoir 4e plus a;vantegeiut pour la royauté, c'est dé se placer à sa tête. » ^

Considérant ensuite là question î quant à l'intérêt particulier tst immédiat du pouvoir i^oysl? je proofve que* le besoin itapérieux de •ea cmiserTation lui fait une loi pressante de -se liguer le plus promptement et le plus complètement possible avec les industriels, qui peuTcAt seuls protéger efi&cacement là royauté contre les attaques de la féodalité napoléonienne. Je fais Toir que les préventions du Gouvernement contre l'attachement *des inliystriéls à la royauté entre iea mains de Ja dynastie actuelle, ne sont nullement fondées. Les industriels étant par position essentiellement amis de l'ordre, et n'ayant en vue, sons

- (-7) Je rapport ^paiitique, que FétabUMemmt d*im ttystéme iFadmiiii3trati<m*écoiiomiqae et utile à i'iadustné ^ il m'y aurait p<HPt de possibilité 4{u'il se formât ea «us- le moindre désir d'un i;hangemeBtt dedynastie, aussitôt que le pou- .raixwojfl aufaitelaûîcneut 'prononcé yinten- :tîian. df £iiré oause eomuunattaTec ^eux, ^t

d'abioidonzier à *elles4iiâiaes »1m deux clafses

de frelons 4|ui Tirent à^ leurs dépens* Dès oe

. Biâmenty on verroit les industriels prendre une

^attitud» qui olerait absolument tout- espoir

;dé succès ^ux ambitâeiw qui espèrent opérer

le renv^nement de la djmastiê actudle pour

plajcer sut le trône un soi de leur £açOn.

T JËa^iu'adressaiU,, dlàneautre part, aux in-

«duslvielSf j^ iisur iiis 'voiriiue le ao^otfpit est

.arrfkvé poiMr^euxd'«»tr^eo sfitivtté politique»

Bt de s'oowper dii«atM(ient de 4eurs intév^

généraux:, . sans prend» pi vs l€«ig-teaips des

«pnseiis hws de leur-sein » excepté parmi les

' Bavmas ocoupés de^liM^ultwe des açienoes d'ob-

ëwrtfàon^ avec leupiiA iladoivent se regarder

'^oommene foisant qu^ «euLejt.méme corpi ; l'étddÂs ^que «tous les fléfiux dont ilsontété

'^acosbiés rdepl:^s le-oemmAneemepat dg k réfo- IttCbm ont #u poiir cause premi^^t générale leur ineptie politique f leur obstinatioa -à eoii-

; fier au8L*lé|ps|es 1$ co^diHte de lenm^io^évejte

fOÊLV les îadîiMu* , tout besoin réel date né^ cessairemeni jusqu'à ce qu'il ak éfté salléfiiit y et il se prononce avec-d'autuit plus d'énef^e , qu'on tarde plus long-temps à le satisfiiirê^ Ainsi , la révolution est loin bien d'<élre terminée ^ et éUe ne peut Tétre que par l'entier nccomplissement du but que la marche dm <dioses lui a assign^^ e'est*ibdîre , par la formjatien du nouveau ^stème politique* ^ Il n'est au pouvoir d'aucune force humaine de faire* rétrograder ce mouvement naturel-i ni même de n'y obéir qu'à demi : t» qu'il peut j tavoir 4e plus avantàgemt pour la royauté, c'est de se placer à sa tête. / » '

^Considérant ensuite là question , quant à l'intérêt particulier tet immédiat du pouvoir royal , je prouve que* le besoin ilnpérieux de •«a conservation lui (ait une loi pressante de -se liguer le plus promptement et le plus complètement possible avec les industriels, qui peuvent seuls protéger elficacemeot là royauté contre les attaques de la féodalité napoléonienne. Je fais voir que les préventions du Gouvernement contre l'attachement *des industriels à la royauté entre les mains de la dynastie actuelle, ne sont nullement fondées. Les industriels étant par position essentielle- ^mis de l'ordre , et n'ayant en vue, sons

Je rapport •poUtiguey que FétabliâMoimt d*im

«ystàae iFadmiaistraticm^écoiionûqae et utile

à i'ûidustrié f il m'y anràit p<HPt de possibilité

4{u'il se formât ea «us- le moindre désir d'un

thsàïigffmet^t dedjmastiey aussitôt que le pou-

.yMtvojfà aufaitelaiMmeut prononcé Finten-

:tÎ0n. df ^ laifé 4MI|IS6 eommuneWiTec ^eux , ^et

d'abpndonner à *eUes4iiémeii *1m deux elafses

de frelons qui Tirent à^ leuvs dépens* Dès oe

moment, on Terroit les industriels prend» une

-attitude qui olerait absohiment tout espoir

;de suoeès ^kul ambitieiw qui espèrent opérer

'le renversement de la djmastie actudle pour

plajcer sut le trône un soi de leur £açOn.

r JËn^ n'adressant,, dlùneauti^e part, aux in-

i^du#lvi^lSf j^iisur Isis'VDiriiue le ao^Qtfpit est

arrivé pour^enxdW»!!^ en sfitivité politique,

Bt de s'aowpv direjetament da ieurs iménêts

' fénénytucy.aans praiidm ptys laog-teinps des

• iwnsfàh h^a» de kur-sain» excepté parmi les

' savans oampés de^liM^ui^e des acienoes d'ob-

•sénr^iini, avec leapiiA iladoivent se regarder

' oomme^ne {Basant qu'un «euLet.méme corpi ;

î'étebUs -que «eus les fléfiux dont ila ont été

«^ao^abiés dep^le-oenimaueenien da k réyo-

lufton^ oiKt^u |)oiii(eausepreitiû^^t générale

leur ineatie-poUtiqu^ 1 leur obstination -à aon-

. fier aus.«lé|ps|es li oopduîte de leuif ^iAtéré^

(6) fOÊLT les îndîi^us , tout besoiû réel date n£^ cessairemeni jusqu'à ce qu'il ak éfté salfaCait^ et il ae prononce avecd'autwt plus d'énergie , qâ*cm tarde plus long-temps à le satisfaire^ Ainsi , la révolution est loin bien d'<élre terminée y et elle ne peut Fétre que par l'oitier laccomplissement du but que la marche des ^^loses luia assign^5 e'est^ndtfe, ptf la fonimtien du nouveau ^stème politique. * Il n^est au pouvoir d'aucune force humaine de faire' rétrograder ce mounànent naturel-i ni même de n'y obéir qu'à demi : t» qu'il peut y tavoir de plus avantâgeiût pour la royauté, c'est dé se placer à sa tête. » ^ '

t^onsidérant easutte là question i quant à i'intérét particulier tst immédiat du pouvoir royal , je prouve que* le besoin ilnpérieux de /«a conservation lui (ait une loi pressante de w liguer le plus promptement et le plus complètement possible avec les industriels, qui peuvent seuls protéger el&cacemeot là royauté contre les attaques de la féodalité napoléotiienne. Je fais voir que les préventions du Gouvernement contre l'attachement *des ind^triéls à la royauté entre iea mains de la dynastie actuelle, ne sont nullement fondées. Les industriels étant par position essentiellement ^mis de Tordre, et n'ayant en vue, sons

Je rapport *paiitiquey ^ae Yéuhliêêmneot d*im

système d'admiiii3trati<m*éccmomiqae et utile

à i'iadustné ^ il m'y anràit p<HPt de possibilité

4{u'il M fonsit ea eux le moindre désir d'un

«haugemeiit de dynastie y aussitôt que le pou-

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rtîon. df £iirÉ 4Miuse communaffaTec ^eux, ^t

.d'abandonner è^eUes^iiâines^les deux clafses

de frelons ^pd vivent à^ leurs dépens* Dès oe

. Blâment» on verroit lea industriels prendre une

-attitude qui ôlerait absohim ent tout espoir

;dé sucées 4K1X ambitâeiw qui espèrent opérer

•le renT«»ement de la djmastiê actudle pour

plajcer sut le trône un soi de leur façOn.

r JËtt. n'adressant,, dlàne- autre part, aux in-

.«dustnelSf j^ iisur lus'voiriiue le mo^otfpit est

.arrivé poiMr«e«xdW»tr^eo sfitivtté politique,

Bt de s'oowper dire/otament da 4eura intév^

' génératis^iAns pnmdm plys laiig*teœps des

• «pnsieiis. h^n de kuraain^ excepté pumi les

' savmas occupés de^ln^niji^e desaçienoes d'ob-

•enraCion, avec lesi^pi^A ilsdoivent se regarder

' oonHue^ne {Basant qu'un aeuLet jxiéme corpi ;

l'établis^pie 40US les fléfiux dont ila ontété

''acnsblés depiiîsle'Qeni«Qnaaenient da k réfo-

Ittfioni, ont^u poiir eausepreitiière^t générale

leur ineptie |ioUtiquai leur obstination -à eoii-

i fier au8>lé|ps|es l| ooaduîte de leur» intérejts

eux qui ont fourni des chefs aux deux partis qui la coipposent. En un mot , les lëgis^ et les metapliysiciékis dominent, au moment actuel, la société dans tqntes ses parties et sous tous. ses rapports politiques; ce sont eux qui dirigent les gouvernans; ce sont eux aussi qui dirigent les gouvernés ; ce sont eux qui font les plans des uUrh ; ce sont eux qni font les calculs ministériels ; ce sont eux enfin ^i combinent pour les libéraux les moyens de s'opposer au retour de l'ancien régime.

Messieurs, les légistes et les métaphysiciens s'occupent beaucoup plus des formes que du fond, des mots que des choses, des principes que des faits; ils ne sont peint habitués à diriger leur attention et leurs travaux vers un but unique, fixe et déterminé : or , de tout cela, il doit résulter , et il résulte en effet que leur esprit s'égarç souvent dans le labyrinthe des idées abstraites ; et de tout cela je lire la conclusion suivante :

Tant que ce seront les légistes et les métaphysiciens qui dirigeront les affaires publiques , la ré- •Yolutipn n'atteindra point son terme , le Roi et la •Katibn ne sortiront point de lo, position précaire itans laquelle ils vivent depuis trente ans, un ordre :(^ choses stables ne s'établira point.*

Messieurs , permettez <!• moi de vous faire une «uestion que j'adresse en même temps à. tous les culyvateurs , négocians et manufieicturiers de France;

Je vous tleniaiide :

i^ Si c'est à Un légiste que tous tous adresser ^* quand vods avez besioin d'un conseil relativement à une afikire' die culture , de eCommerce ; ou de fabrication ;

a^. Si c'est à un légiste que vous confiez le soin de vos affaires , quand vous vous absentez de votre maison.

' A eela voua tùe ^répondrez unanittnement qntf vous regardez lés légistes comme des faiseurs* de phrases , qu^its vous paraissent embrouiller tont C6 qu'ils veulent éclaircir ; et que, loin de chercher à 'les introduire àonn la direction de vos entrer prisée, vous évitez âvee le plus grand soin d'avoir avec eux d'àuti^ rapports que ceux qui résultent des relations géttéraiés , existantes entre tous les membres à& la grande société. En un mot', vous déclare^ qu'une maison d'industrie vous paraît perdue quand elle se trouve forcée , par les circon— tances, ik placer son gouvernail dans les mains d'un légiste. • . ' ' •

Votre réponse, Messieurs, est un aveu formel que votre conduite politique actuelle n'est pas celle que^vôu^ devriez tenir; car chacun de vous déclarant que lés légistes ne sont nullement capables de diriger les' intérêts particuUers des agriculteurs , des négocians et des fkbricans, il résulte dt la collection d« vos déclarations individuelles la re-«

oomuiiflsanc^e générale de la faute que vous mwez OQflunise, et que vous commettez eucore joumeU* lement en vous laissant guider par les légistes dans ks réclamations que vous fiiites pour les intérétsT généraux de la culture , du commerce et de la &hricatibn.

Sî vous voulet demander des coéseils (et je crbik que ce sera très bien vu de votre part) , c'est âiix physiciens, aux chimistes et^x physiologistes ,'eà ' «a mot aux sihrans qui composent 1* Académie de^ Sciences , et k ceux qui méritent d*y être admis ^ que vous devez vous adresser. Il n'y a atacun rapporC entre vos occupations et celles des légistes. Lës( ebjels sttir lesquels vous fixes votire • attentidn ne sont pas les mêmes. Le^ facultés intellectuelles qu'ils exercent y et celles que vous exercez , sont enentièUement différetites : c'est leur esprit qui est tcmjotnrs en jeu , et ils tendent le plus otdi^ nairement à la subtilité et à Targutie , tandis que voua rejetez loin de vous touteopération que votre simple bon sens n'est pas en état de juger. * -€e8ke£ de- VOUS' laisser conduire par lès légistes^ venoncez à l'existence politique subalterne doiit vnus Vous êtes contentés jusqu'à ce jour ; élevezfùKtè i la hauteur des circonstances où Vous vous trMnresE , elles vous sont extrêmement favorables i «a seul éBmt généreux suffira pour vous placer en première Ugne; £iite»*votts une opinion qui '

VOUS sQit propre, formez un parti qui soit le vôtre.,,/

Examinez les prëcédena , c est-Àrdii^e » observez la marche que la çiviliiation 4 suivie jusqu'à pré*» sent, et vous reconaaitrezr quil résulte évidem^ ment de notre passé politique , que la révolution française ne se terminera qu'à Tép^que .où ladministration des afi&ires nationales sera organisée de la manièp^ la plus convenable pour assurer U prospérité de l'agriculture , du commerce et de la fiibricafion.

Vous reconnaîtrez aussi que cette évidence gé^ nérale 4onne naissance à plusieurs évidences secondaires y particulièrement aux quatre suivantes :

I ^ Il est clair que le parti dont Tobjet direct ser» de déterminer Je Gouvernement à s'organiser de la manière la plus fiiyorable .pour Ja prospérité de l'industrie 9 triompha de tous les partis , et qu ii terminera la révolution.

a^ Il est également clair que le noyau du parti qiû terminera la révolution se oomposera principal lement de cultivateurs, di^ jiégocians 9 41'artîstes et de fianu&cturiers. . , . .

3^. U Mi faxNrf de doute que ai la révolution f, qui dure déjà depuis plus de trente ann/ées, n'est . pas plus avancée , ç'çst pfu: la raison qu'aucun des partis qui se sont forijnés ne s'est trouvé composé de la manière cppven^le i c'est par la raison .que

les industriels n*ont joué encore qu'un rôle passif en pplitique.

4^. Enfin , il est évident que votre position de membres de la chambre des députés vous appelle à former le noyau du parti industriel.

Cette première lettre sera suivie de plusieurs autres ^ue j'aurai Thonneur de vous adresser avant l'ouverture de la prochaine session : je vous soumettrai, daos cette correspondance,- un plan de eonduite politique que j'ai conçu pour vous. Ce plan est simple ; il n'a rien de métaphysique ; il m'a été dicté par le bon sens , et le bon ^ns voussuffira pour le juger.

: . So|l exécution , qui n'offrira pas de grandes difE* cultes^ assurera à la maison de Bourbon la paisible jouissance de la royauté héréditaire ; elle garantira aux riches le maintien de la tranquillité publique; .die assurera aux pauvres la plus grande masse de travail que la société puisse leur procurer, et die diminuera successivement l'impôt énorme et toujours croissant que la nation supporte sans qu'il en résulte d'avantages pour elle.

J'ai Phonneur d'être, Messieurs, avec le plus ^tier dévouement aux intérêts politiques ^es indvstriels ,

^ * Votre très linmble et très obéissant serviteur ,

Henri SAINT-SIMON.

ir LETTRE.

ESSIEURS,

Je Yoos ai annoncé, dans ma Lettre ^e je TOUS indiquerais des moyens d'un succès isertain, pour déterminer le Roi h prendre les me* sure» les plus propres pour assurer la prospérité de la culture, du commerce et de l'industrie manuCaïc* turière ;

Je vous al déclaré que les moyens que je tous in- ^ijuerais seraient pacifiques , légaux et d'une ^é* cution peu difficile ; •

Je vous ai promis de vous fiure connaître la ma* nière de vous y prendre pour forcer le Gouvernement à réformer l'administration des affaires publiques, pour le réduire à la nécessité (bien chagrinante à son gré) d'opérer la suppression des places et des dépenses inutiles;

Je Yous ai dit, enfin , que je tous ferais atteins dre ce but , sans yous exposer , un seul moment , au reprodie d^aYoir man^pié au respect dû à Sa Majesté.

Je m'empresse. Messieurs , de vous renouveler les èngagemens que j'ai contractés à cet égard ; mais je vous ol>serve, en- même temps, que ce

eapuMsai Teiiseiiible du projet que ]"a£

>i.i «ît^MMOK la. auBmunicatioo que je dois tocb- ..oiuMr vIa Ctt projet, ce n'est pas (comliie tous HMCtfi^iA Ift penser) parce que je ne me trouTe ij«M 0» nMsnrff et m'eiplîqiier nettement à ce

cet égard sont complétenienr tnnrail est prêt :

qvejé ne fixerais pa$ soffisamsor mon braTail , si je tous le {iKttittiKab^ trt^p brusquement ;

C^lft ptr IlLnuMm qu'il se trouTe une condition pi^hnhM^ qpw Jt dois remplir aTant d'entrer en laiiliArt : cettiT condition est de développer en tous l%>tHiÉilMit ths forces , des moyens et de la ca- BKÎI^ fnSfeiyw des industriels.

It commencerai donc , Messieurs , par appder lonlM volie attention sur les Tentés suivantes.

PREBflER FAIT.

Msssisnas,

tt y a plus de Tingt*cinq millions de Français qui occupés de travaux relatifs à la culture , au OU i la Êibrication : ainsi les industriels en grande majorité dans la nation française.

.%înùj le Roi ayant admis le principe politique ,

^ue là nadon doit «tre gou^rcmée dans riotérêt dm plus grand nombre des Français , les cuhÎYaleurs , les négocians et les maoa&ctaricrs ont le droit de demandera Sa Majesté que Tadministnilion des affaires publiques soit organisée delà manière la plus convenable pour assurer la prospérité de la cultore, du commerce et de la fidirîcation.

' Ainsi , d'une autre part , les cultivateurs , les négocians et les manufin^riers (leurs ouvriers compris ) , ^étanl dans la proportion de pins de cinquante contre un à Tégard des autres citoyens^ ils se trouvent investis d'une force physique beaucoup plus con»dé<^Sle qu'il n*es!t nécessaire pour comprimer et même pour dissoudre entièrement toutes les factions qui ont empêché, jusqu a ce jotir , el qui empédient encore le Roi d adopter des principes d'administration générale qui soient conformes aux intérêts des industrieb.

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