Du système permanent de l'Europe à l'égard de la Russie et des affaires de l'Orient
Sentinelle vijplante , en permanence pour aînM dire sur un point 'ide tuc qui domine les deux hémisphères, M. de Pradt examine d'un œil attentif 1rs diverses nation» du monde ; il suit les peuples naissans dans leurs directions progressive» , les peuples ancien» daus leur il^ cadence ou leurs révolutions ; il indique à chacun d'eux ^ marche qu'il doit tenir , et lei prfdit f nar la force de sa raison pénétrante, l'avenir qui les attend. Presque toujours s vues protondes et sûres ont influé heureusement sur la conduite des gouvernemens à l'é^rd de»
Ecnpuss dont il s'est occupé Lrs colonies d'Amérique , entre autres , doivent au zèle de ee pu* liaste philanthrope leur reconnaissance par les états européens. La Grèce aussi, cette so«rcc féconde et trop long-temps oubliée de tout ce qu'il y a de beau dans le monde , aura d6 a«x nobles efforts de son génie étincelant une partie des biens qu'elle est sur le point d'obtenir.
Les ourrages de cet homme célèbre, qui ne voit sur la Mtrre qu'une grande fismiUe dont il est un des flambeaux , sont partout à leur place ; nulle part il» ne »unt étrangers ; partout ils sont ntiles f dans le nouveau Monde comme dans l'ancien.
DE LA RELIGION , considérée dans sa source , ses Jormes et ses développemens y par M. Benjamin-Constant , 4 vo^m-8^. Paris, 1827 et 1828 3o ir.
Cet ouTrage , 1 un des plus remarquables qui ait paru dej>uis bien des années, pourra bientôt être jugé dans toutes ses parties et dans son ensemble. Le quatrième volume est soas presse, et terminera cette série de recherches profondes , présentées avrc une clarté et une éleganc* de style qui manquent d'ordinaire aux compositions de nos érudits. Le système de l'autenr est menf, surtout en France. 11 consiste à prouver que la religion , comme toutes les choses qui se rapportent à l'bomme , se modifie suivant les époques , h'rpure , et se perfectionne propor« tionneJlement avec l'état des lumières ; qu'en conséquence , bien que le fond de la religion soit immuable , ses formes doivent changer , et que c'est un grand malheur pour un peuple, qoand sa religion est en arrière de ses progrès à d'autres é^rds.
L'ouviage de M. Benjamin Constant sera d'un grand secours à la cause de l'indépendance politique et intellectuelle , ii celle des peuples et à celle des rois. 11 démontre , par les faits da passé , combien sont fondées les craintes pour l'avenir. La voix des f..its est plus puissante qne celle des raisonncmens , let es prévoyances acquièrent une double force , quana elles ont ea eur faveur l'histoire elle-même.
LETTRES DE JUNIUS , traduites de l'anglais, avec des notes historiques et politiques, par M. Parisot, 2 vol. in-8**. (nouv. e'dition). Paris , 1828 12 fr.
Productions du génie d'un habile et courageux défenseur des libertés anglaises, et cous»* crées f en grande partie « à la discussion des principes constitutionnels , c'est surtout à cetta époque qu'on peut espérer de les voir naturaliser en France.
Sons le rapport littéraire, \cs Lettres de Junius offrent na modèle exquis de la manière d'écrire sur la politique. Le style en est plein de force et de concbion ; A est clair , pur et él^nt. Si l'on envisage ces lettres sous un point de vue plus éleré , elles contiennent, nue foule de maximes politiques d'une haute importance , et que ne peut trop méditer tout ami de son pays et de la liberté.
M. Parisot , sans contredit notre meilleur traducteur , nous a fait passer sa version comme si nous avions l'original sous les venx. Cet avantage doit être apprécie des lecteurs. {Journal des Débats. )
DU
PAR m. SE VBAIIT,
ÀNCICH ARCHEVÊQUE DE HAEINES.