CHAPITRE III
E<es limites entre lesquelles varient les éléments relatifs à l'homme tendent à se resserrer.
En remontant à l'origine des choses et en suivant l'humanité dans sa marche progressive, on trouve, à chaque époque, une diversité marquée entre les éléments dont elle se compose. Une entière égalité n'a jamais existé parmi les hommes, ni au physique , ni au moral, ni sous le rapport de l'intelligence.
Quoique nous ne possédions aucune donnée précise à ce sujet, nous avons de puissants motifs de croire que , dans les temps les plus reculés, comme aujourd'hui , les hommes ont conservé le même type , et n'ont pu différer entre eux qu'en restant assujettis à la loi des causes accidentelles. Cette loi domine la nature entière ; elle constitue en quelque sorte la vie de cet univers ; elle produit le mouvement et la variété , en laissant à chaque chose son type inaltérable.
Ainsi, sous le rapport physique, les hommes, à une époque quelconque , ont pu être trèsdissemblables entre eux pour la taille ou la