MARIES
des
mariages.
et veuves.
MARIEES.
des
mariages.
21ansetau-dessous.
21 — à 25 ans. . .
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80 — et au delà . .
Le nombre des célibataires et des veufs est calculé sur une population de 1 million d'habitants ; il faudrait donc plus que quadrupler les chiffres contenus dans les 2e et 5e colonnes, pour avoir le véritable nombre des célibataires et des veufs qui ont donné lieu aux mariages indiqués dans les colonnes 3 et 6. Il nous suffisait, pour notre objet, de connaître les valeurs relatives.
<c D'abord est-on bien d'accord sur ce qu'il faut entendre par crime ? Évidemment non. » p. 81 .
11 faut entendre comment s'exprime l'auteur des Pensées sur ce sujet.
aOn ne voit presque rien de juste ou d'injuste qui ne change de qualité en changeant de climat. Trois degrés d'élévation du pôle renversent toute la jurisprudence. Un méridien décide de la vérité, ou peu d'années de possession. Les lois fondamentales changent. Le droit a ses époques. Plaisante justice, qu'une rivière ou une montagne borne ! Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au delà.
«Le larcin, l'inceste, le meurtre des enfants et des pères, tout a eu sa place entre les actions vertueuses. Se peut-il rien de plus plaisant qu'un homme ait droit de me tuer parce qu'il demeure au delà de l'eau, et que son prince a querelle avec le mien, quoique je n'en aie aucune avec lui?
« Il y a sans doute des lois naturelles ; mais cette belle raison corrompue a tout corrompu : nihil amplius nostrî est; quodnostrum dioimus, arlis est; ex
senalus consultis et plebiscitis crimina exercentur ; ut olim vitiis, sic nunc legibus laboramus.
« De celte confusion arrive que l'un dit que l'essence de la justice est l'autorité du législateur; l'autre, la commodité du souverain; l'autre, la coutume présente : et c'est le plus sûr; rien, suivant la seule raison, n'est juste en soi; tout branle avec le temps ; la coutume fait toute l'équité, par cela seul qu'elle est reçue; c'est le fondement mystique de son autorité. Qui la ramène à son principe, l'anéantit : rien n'est s; fautif que ces lois qui redressent les fautes; qui leur obéit, parce qu'elles sont justes, obéit à la justice qu'il imagine, mais non pas à l'essence de la loi : elle est toute ramassée en soi; elle est loi, et rien davantage (1). »
L'idée exprimée dans le premier paragraphe se retrouve encore dans une autre pensée de Pascal :
«Pourquoi me tuez -vous? Eh, quoi! ne demeurezvous pas de l'antre côté de l'eau? Mon ami, si vous demeuriez de ce côté, je serais un assassin, cela serait injuste de vous tuer de la sorte; mais puisque vous demeurez de l'autre côté, je suis un brave, et cela est juste (2). »
« La France, depuis une vingtaine d'années, recueille avec soin les documents statistiques de ses tribunaux. » page 86.
Nous reproduisons ici les principaux nombres de ces tableaux, pour permettre de juger de la constance
(i) Pascal, tome II, Pensées, p. 99.
(2) id. p. 138.
des rapports pour les différents âges. Cette constance, du reste , apprend seulement que les causes qui ont influé sur l'état social n'ont pas sensiblement changé. Si ces causes variaient, nul doute que les résultats ne suivissent leurs variations. On pourrait dire de pareils chiffres, bien mieux que de la littérature, qu'ils sont Y expression de la société,
Une seule série de nombres a subi une diminution sensible, c'est celle relative aux accusés de moins de 16 ans. La diminution est assez prononcée pour qu'elle ait dû avoir une cause, telle que les soins plus grands donnés aujourd'hui à l'éducation des enfants. Dans les premières années, les accusés de moins de \ 6 ans étaient a peu près aussi nombreux que ceux de 60 à 65 ans ; mais ce dernier nombre s'est maintenu, malgré ses fluctuations, tandis qu'il n'en a pas été de même du premier.
Moins de 16 ans.
16 à 21 ans . . .
80 et au-dessus
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