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courant d'hydrogène sec, et on obtient cet alcaloïde incolore er pur. On s'assure en fractionnant les produits de la distillation qu’ils ont la même densité et qu’elle ne contient ni ammoniaque, ni eau, ni éther.
Procédé de M. Melsens. — M.-Melsens a obtenu la nicotine, en traitant par un acide des produits provenant de la condensation de la fumée du tabac. Le liquide, filtré, est traité par un lait de chaux et soumis à la distillation ; l’eau qui en provient est neutralisée par un acide et évaporée. Il se dépose, pendant l’évaporation, des flocons goudronneux que l’on sépare ; la liqueur, colorée en brun, est traitée par de l’hydrate de potasse, qui - en sépare beaucoup d’ammoniaque et un corps huileux. Cette partie - huileuse est dissoute par l’éther, que l’on fait évaporer à une basse température. Le résidu de l’évaporation est distillé deux fois dans un courant d'hydrogène : c'est un liquide incolore, qui possède toutes les propriétés physiques et chimiques de la nicotine.
Le procédé que l’on emploie usuellement «est assez simples il consiste à faire un extrait aqueux de tabac; on agite cet extrait avec de la potasse caustique, qui met à nu la nicotine. En agitant de nouveau avec de l’éther on dissout la nicotine séparée par la potasse; on décante, on distille de l’éther chargé de nicotine à an feu doux d'abord, à une chaleur plus forte ensuite. En fractionnant des produits on volatilise tout l’éther, on chauffe ensuite à feu nu, et l'on obtient la nicotine dans le récipient. 4 kilogrammes de vapeur d’eau peuvent épuiser 4 kilogramme de tabac.
Lorgtemps on a cru que la nicotine se formait pendant la fermentation, à l’aide de principes qui n’ont pas encore été étudiés, et que le tabac, fumé dans la pipe, produisait des effets analogues à la fermentation. La nicotine, par conséquent, ne préexistait pas dans le tabac, et se produisait seulement pendant:sa préparation, sous l’action des bases employées : la potasse, la chaux et l'ammoniaque, et M. Schlæsing, par des expériences, fait rejeter ces suppositions. Quand on fait dissoudre dans une dissolution bouillante de tabac du carbonate ét du bicarbonate de potasse et de soude, il se dégage des vapeurs âcres, dues à une volatilisation de carbonate de nicotine, comme on peut le constater en condensant et recueillant ces vapeurs, que l’on traite par le sublimé corrosif,
Quand on fait bouillir de l’éther avec du tabac qui n’a subi au-
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cune préparation, la dissolution filtrée contient de petites quantités de nicotine ; et si, dans cette même dissolution, on verse de l’éther contenant de l'acide oxalique, on a un précipité d'oxalate de nicotine. L'alcool s'empare de tout le principe âcre du tabac, le bichlorure de mercure y forme un précipité qui, filtré et lavé, présente tous les caractères du sel double de mercure et de nicotine. Si l’on concentre avec excès une dissolution de tabac, soit aqueuse, soit alcoolique, elle répand, même acide, l'odeur insupportable de la nicotine, Ainsi, si la nicotine ne préexistait pas, elle prendrait naissance, non pas seulement sous l’action des alcalis, mais encore de leurs carbonates, des acides formant avec elle un sel insoluble dans l'éther, du bichlorure de mercure, et d'une chaleur de 100.
Pour doser la nicotine dans une solution aqueuse, on se sert d’une dissolution titrée et très-étendue d’acide sulfurique pur. On “verse goutte à goutte cette dissolution titrée dans la solution qui contient la nicotine, jusqu’à neutralisation complète, donnée par Îa teinture de tournesol, dont la liqueur est colorée avant l'essai. On a soin d’agiter la liqueur à chaque goutte pour que la combinaison de l’acide et de la base ait lieu, afin, pour éviter une erreur, de ne pas verser plus d'acide qu’il n’en faut pour saturer la base.
La nicotine se reconnaît à ses caractères physiques et surtout à son odeur, Quelques réactions peuvent en dénoter la présence.
L’acide sulfuriçjue concentré et pur la colore en rouge vineux à froid, couleur lie de vin à chaud.
Il est précipité par une ébullition prolongée, une matière noire qui ‘dégage de l'acide sulfureux.
L’ammoniaque et l'acide chlorhydrique donnent un dégagement de vapeurs blanches.
Aucune réaction ne se produit avec la solution aqueuse d’iode; Ja solution alcoolique donne au contraire un précipité jaune ocreux qui disparaît par la chaleur.
L’acide sulfurique et le bichromate de potasse ne donnent d’abord de réaction sensible qu'une légère teinte rosée, qui passe bientôt au vert, pour faire place ensuite à une belle coloration de vert de chrome,
L'acétate de plomb, le protochlorure et le bichlorure d’étain, les sels de zinc et de manganèse sont précipités en blanc; le sel de manganèse brunit bientôt à l'air.
Le permanganate de potasse est rapidement décoloré. Le chlo-
EN AT ture d'or donne un précipité jaune et le chlorure de mercure un précipité blanc peu soluble, *
Le bichlorure de platine un précipité jaune serin..
Quelques caractères chimiques semblent rapprocher la nicotine de l’'ammoniaque et pourraient faire confondre ces deux Substances: on peut les distinguer par les réactions suivautes : |
La nicotine donne un précipité jaune rougeâtre avec les dissolutions de chlorure d'or, et ce précipité est très-soluble dans un excès de réactif; le précipité fourni par l'ammoniaque avec la même solution est insoluble,
Le chlorure de cobalt donne un’précipité bleu passant au vert et insoluble dans un excès; en pareil cas l'ammoniaque en excès redissout le précipité et colore en rouge la liqueur.
En présence des acides, la nicotine s’y combine avec développement de chaléur.
La conine qui présente certains caractères physiques, chimiques et toxiques, analogues à ceux de la nicotine, s’en distingue surtout par sa légèreté qui est de 0,89, par conséquent plus légère que l’eau, tandis que la nicotine est plus pesante que ce même liquide, La conine surnage l’eau sans s’y dissoudre, la nicotine s’y dissout tout aussi bien que dans l’éther.
La nicotianine ou camphre du tabac est un poison très-violent, elle fut découverte par Vauquelin. C’est une substance blanche, neutre, qui cristallise en lamelles minces, donnant une forte odeur de tabac. Elle est amère, soluble dans l'alcool, l’éther, les alcalis, et insoluble dans l’eau. Un gramme, d’après Lersch, produit des étourdissements et des symptômes locaux d’irritation.
La nicotianine se prépare en distillant à plusieurs reprises de l’eau avec du tabac, et elle vient nager à la surface de l’eau distillée. é
On emploie le tbac en lavement dans l’asphyxie, la paralysie, la hernie étranglée; mais c’est un médicament dont il faut se défier, dit M. le professeur Bouchardat. A l'extérieur, on l’a conseillé contre la gale, la teigne et d’autres maladies de la peau, mais il est ‘très-peu employé aujourd’hui, dit le même auteur.
Le docteur Fowler recommarde l’infusion suivante comme remède très-souverain contre l’hydropisie :
MS
Feuilles sèches de tabac, + . 4 : . + . . o 30 gr. Eau bouillante. 5 se 0 5 +50 500
Laissez macérer dans un vase clos et au bain-marie, exprimez ensuite 130 grammes de cette infusion, et ajoutez alcool rectifié 60 grammes. Cette teinture se prend deux fois par jour à la dose de 30 gouttes. Fowler a porté la dose successivement jusqu’à 200 gouttes en augmentant par b ou 10 gouttes.
Lavement de tabac (Abercombie).
Feuilles sèches de tabac. . . . . . . , . . À gr. Ra RD Ames UE POSE 280
On fait infuser. Le docteur Abercombie ordonne*le lavement de tabac dans l’iléus et le tient pour un remède de la plus grande effcacité dans cette affection.
On a aussi beaucoup vanté les layements de tabac contre leté-, tanos; on élève la dose à 4, 2, 3 et 5 grammes, même plus pour la : ‘même quantité d'eau.
On a aussi employé le lavement de tabac pour ExpuIser un corps étranger retenu dans l'œsophage
Lavement avec le tabac (F. H. P.).
Feuilles sèches de tabac... ue: 30 gr.
Eau bouillante... : .:.. SR N D ATA sTIN ÉMOTION Era anneau s LPS 6 décigr. :
Ge lavement ne doit être employé que dans des cas bien précise la dose de tabac est trop forte et peut empoisonner.
Comme liniment, le tabac entre dans le baume tranquille, et dans le liniment de Sthmitt, dont la formule ést la suivante, employée contre l’ascite.
Liniment diurétique (Schmitt).
Feuilles sèches de tabac. . . . .... ,. 10 gr. — de digitales rer trs te AO
Faites infuser dans :
Bu batilantenn Piper Va, si LONEM
Ajoutez après refroidissement :
MAP AP HE SO Er Rues, ra ni gr.
Essence de térébenthine , ., ., ,.., 5 AURONT ETS a end in ui gel
On fait des frictions deux ou trois fois par jour sur la région des reins avec une cuillerée de ce liniment.
On emploie contre la teigne annulaire et la teigne faveuse , en application, après avoir coupé les cheveux, la fomentation suivante, de Manyat : "
Fémiles denicotiane. à, . ..,, « 60 gr.
PRE CDIMIMMMES M Mie sine se er, à DOÛ
Faites bouillir quelques minutes, passez et ajoutez : ÉarDomaies der potages 7 de ee 24 M I0TDT,
A l'intérieur, le tabac est employé dans différentes affections sous des formes diverses :
Poudre contre la coqueluche (Pitz Cheft).
| PO ANRE P e 10 dope .raue. — AO DT:
Déesse. SE 5 cent.
À BH CRE DQUOLE ES Fe. 7e «lots. YA Gomme ADiIqUer Ts M eo a Re
On mêle les substances et l’on fait vingt paquets, à prendre un paquet toutes les deux heures. Cette prescription est ordonnée aux. enfants qui abondent en glaires et qui sont d’une constitution ato-
| nique. Les vomissements favorisent la guérison, surtout après ne - quatre semaines.