‹ Du Tétanos CéphaliqueChapitre 34 sur 82 · PER SE · texte numérisé non relu

PER SE

tandis qu'à gauche elle se produit déjà avec douze éléments. Aujourd’hui pas d'attaque. Sommeil paisible.

Le 1°° janvier 1899 se produisent des crises graves pendant lesquelles le cœur bat avec une fréquence extrême (on entend près du lit très distinctement les battements cardiaques). Cinq minutes après la fin des attaques, le pouls radial n’est pas perceptible. Les crises durent à peu près cinq minutes, et se produisent par un acte réflexe. L'évacuation de l'urine se produit spontanément. Le 2 janvier, pendant la nuit, pas d'attaques ; mais la fréquence de la respiration et du pouls s'est augmentée. Grande excitabilité réflexe quand on l'interpelle à haute voix, le patient tressaille, de même lorsqu'on ferme bruyamment une porte. Le tressaillement est suivi des contractions tétaniques de courte durée. La déglutition se fait sans trop de difficultés.

Le malade prend du lait, des œufs, du bouillon.

Le soir 6 heures 1/2 : Ayant essayé de nettoyer l'œil droit avec une solution de 1 o/o de nitrate d'argent, on détermine une nouvelle attaque très violente, qui dure cinq bonnes minutes et se caractérise par une extrême cyanose (pupilles dilatées et sans réaction, peau froide, sueurs, rigidité tonique de tous les muscles). On a recours à la respiration artificielle, Après cette attaque, comme d'habitude, le malade tombe dans un sommeil léger qui se prolonge ; pendant plusieurs heures grande faiblesse. Le soir on administre au malade vers q heures 5 centigrammes d’antifébrine,

Après ces attaques violentes, quoique du calme s’ensuivit, il y avait cependant un plus mauvais état, parce que l’excitabilité des réflexes depuis la veille était augmentée considérable-

ment. Au moindre bruit, le patient tressaille dans son lit et

P. de S. h

BE Er quand il craint seulement qu'on le touche il a des contrac-

tures,.

3 janvier. — Nuit assez calme malgré des tressaillements et des cris pendant le sommeil. Mais le matin : nouvelles attaques violentes ; 5 centigrammes d’antifébrine, deux lavements de

5 grammes de bromure.

Le {4 janvier attaques d’abord légères qui cessent aussitôt ; puis trois crises très violentes qui ensemble ont duré 5 miInu— tes, enfin deux dernières attaques dont chacune a duré 5 mi-

nues.

Dans ces moments le malade devient pâle, il se refroidit ; sa peau se couvre de sueur ; la cyanose est extrême, les pupilles dilatées, la cornée sans éclat, l'abdomen contracturé, et le thorax reste en état de profonde inspiration (respiration artificielle), puis les muscles se relâchent, le cœur est arythmique au plus haut degré (140-160 battements à la minute), on l'entend à distance. Grande faiblesse consécutive. Les dents qui étaient pendant l'attaque très serrées, se desserrent un peu (5 cen— tigr. d'antifébrine, lavement de 5 grammes de bromure).

Trois nouvelles attaques violentes se suivent immédiatement et la mort survient. Après la mort on excise du nez la petite cicatrice pour l'examen bactériologique et histologique. La rigidité cadavérique se produit déjà 1/2 heure post-mortem. La température post-mortem dans le rectum est de 3809.

Température, pouls, respiration pendant la maladie :

30 décembre 1888. — Température matin,37°4, le soir 37°9. Pouls : matin 92, soir 104. Respiration matin 20, soir 24.

31 décembre. — Température matin, 3707, soir 3708. Pouls

matin 116, soir 128.

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