‹ Du Tétanos CéphaliqueChapitre 66 sur 82 · OBSERVATION LXXX · texte numérisé non relu

OBSERVATION LXXX

(In € Thèse de Struve, à Kiel » 1900).

Homme de 56 ans, entre à l'hôpital à la suite d’une chute faite dans un escalier r /2 heure auparavant.

Le 19 avril. — Premier jour, on ne constate pas de fracture, rien d’anormal du côté de la face et des yeux; pas de paralysie ni de troubles sensoriels, mais sur le crâne il existe une blessure du cuir chevelu, située derrière la tête, au niveau de l'occipital gauche et se dirigeant horizontalement jusque vers l'occipital droit. Le périoste est mis à nu sur une étendue de la grandeur d’un mark.

La blessure est toute souillée de terre.

Lavage et pansement aseplique.

Le 24 avril, cinquième jour. — On constate de la contracture, de la raideur dans les muscles des lèvres, que le malade ne peut plus remuer.

Le 29 avril. — La tête est renversée sur la nuque, contrac ture des muscles de la nuque et de l'orbiculaire des lèvres, pas de trismus.

Le 30.— Parésie de la lèvre inférieure qui pend inerte : impossibilité de boire, de parler, de souffler.

Le rermai. — Le malade est pris de crises d’étouffements et de spasmes pharyngiens. Il ÿ a du trimus et les masséters sont durs comme du bois. La bouche reste toujours ouverte cependant par la paralysie. :

‘B. de S. 7

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Leo mai. — Continuation du trismus ; dysphagie et contractures des muscles de la glotte. La lèvre inférieure est à la fois parésiée et contracturée. Sensibilité partout normale, l'exploration faradique montre de l’exagération dans la réaction des muscles labiaux paralysés (on réussit à produire des con-

tractures avec des courants très faibles).

Le 4 mai. — Paralysie encore plus manifeste du facial infé— rieur.

Le 5 mai, — Morten état de contractures généralisées.

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