sur Jérusalem des rois t’apporteront dos offrandes
Ici le fil de la pensée se brise subitement. Mais comme elle est reprise au verset 32, nous en concluons que la faute en est aux Masorètes et non au psalmiste. Il est clair, en effet, que le texte primitif du verset 31 n’a pas dû être conçu par l’auteur dans cet état d’incohérence et avec ce manque absolu
sance même; il se sert d’Israël pour établir son propre empire. Mais je oe donue cette conjecture que pour ce qu’elle est. Quand au % il provient probablement de l’orthographe pleine, et ne faisait pas partie du texte primitif. — J’abandonne la conjecture proposée dans l'article cité du Bulletin théologiqxiey parce que le mot qui signifie puitsance doit être masculin,
(1) Ou pourrait être tenté de lier, comme Je texte reçu, de fon temple avec sur Jérusalem, Mais h l'époque où les Hébreux rerapor- Ureut ces victoires, l'Arche n'était pas encore b Jérusalem. ~ L'expression sur Jérusalem probablement choisie h dessein pour désigner la colline de Sion.
de parallélisme. On se demande en vain pourquoi le ponctuateur a fait du premier verbe un impératif et du troisième un parfait, quand le deuxième, qui est un participe, et ne peut pas être autre chose, devait lui indiquer que les deux autres étaient aussi des participes ■'•S). En adoptant cette idée, qui nous paraît toute naturelle, et en profitant de la correction proposée par quelques exégètes (Pott, Hupfeld), qui lisent 'Si cmx Cj^ui aiment, au lieu de 'sn des morceaux, nous traduirons très-facilement et très-clairement ce passage, qui offre sans cela d’insurmontables difficultés :
Sur Jérusalem des rois t’apporteront des offrandes,
3t. O toi qni épouvantas la bête(ou rarmée)des roseaux(l), la troupe de taureaux (2) avec les veaux des peuples (31, Qui foules aux pieds ceux qui aiment l’argent (4), qui disperses les peuples qui se plaisent aux combats.