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Voici à quelles conclusions il arrive:
La réunion des surfaces avivées ne se fait pas dans 8 p. 100 des cas. La trachélorraphie ne cause pas la stérilité et bien plus elle prédispose aux grossesses ultérieures: ce fait avait déjà été prouvé par une statistique de De Baer (1) qui comprenait 27 femmes opérées : 6 avaient dépassé la ménopause: sur les 21 cas qu’il faut donc faire seulement entrer en ligne de compte, 3 femmes sont devenues enceintes et ont accouché heureusement, une quatrième était enceinte, les autres avaient été opérées depuis trop peu de temps pour être déclarées stériles.
Chez les femmes accouchées, le tissu cicatriciel n’a jamais apporté d’obstacle sérieux à l’accouchement.
La sténose du col n’est pas à redouter, à moins d’une incurie inexcusable.
Le professeur Slaviansky est le premier qui ait pratiqué la trachélorraphie en Russie, en 1880 (2); sur 15 opérées,9 succès complets: chez deux opérées, une deuxième intervention fut nécessaire etamena la guérison radicale de lendométrite: dans 4 cas, réunion incomplète et malgré cela, amélioration notable.
Le D' Vulliet a opéré 12 femmes: toutes ont été guéries (3).
Le D' Campmann (d’Edimbourg) sur 5 cas de déchirure, a obtenu 4 fois un heureux résultat (4).
Playfair (5) déclare avoir été l'adversaire de la trachélorraphie, mais être devenu son partisan, après avoir obtenu de bril-
(1) Analysis of twenty seven operations for the restoration of the lacerated cervix uteri (New-York med.journ., 14 juillet, 1883).
(2) Lacération du col, par AGATHOHOFF, Annales de Gynécologie, 1883.
(3) VULLIET, Archives de Tocologie, 1884.
(4) The Edimburg medic. journ. 1882.
(£) Archives de Tocologie, 1881.
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lants succès dans des cas qui avaient résisté aux traitements ordinaires. |
Le D' Goodell (de Philadelphie) rapporte 118 cas qu’il a opérés : il se loue des résultats qu’il a obtenus: « Mais, dit-il, la plus précieuse satisfaction que j'aie jamais reçue dans la pratique de la médecine vient d’une dame qui avait été infirme pendant onze ans et qui par l’opération d’'Emmet fut rendue à la santé et à la société. » (1).
Nous trouvons dans la thèse de Fage quatre observations de malades atteintes de déchirures du col: ces malades ont été opérées suivant la méthode d’Emmet, par MM. Tarnier et Peyrot: succès complet dans les 4 cas.
Louis Cot rapporte 12 observations: 7 sont empruntées à Macdonald (Zn the Edimburg medical journal, 1882): dans les 5 autres, l’opération a été faite par M. Tédenat: résultats très satisfaisants.
Le D' Houzel (de Boulogne-sur-Mer) dans une note parue dans les Annales de gynécologie de 1888 se déclare également partisan de l’opération d'Emmet.