IV. — Si toute la muqueuse est enlevée, les grossesses ullé
rieures deviennent impossibles.
Les portions des tubes glandulaires qui persistent, comme nous l’avons vu, sont autant d’ilots d’où partira la régénération de la muqueuse : cette réparation a été observée microscopiquement sur deux utérus qui avaient été curés et que Martin enleva plus tard.
Duvélius cite la statistique de Martin qui dans l’espace de 5 ans (de 1879 à 1883) à vu 60 femmes, qui avaient subi le raclage, devenir enceintes.
Heinricius (1) rapporte 16 cas de grossesses chez 63 femmes auxquelles l’opération avait été faite.
Boureau (loc. cit.) a observé 5 cas de grossesses survenues sur 83 femmes : deux ne sont pas arrivées à terme, mais dans ces deux cas, 1l y avait eu des avortements antérieurs : l’une des 2 femmes était syphilitique.
Benicke (2) répond à Schultze qui accuse le raclage d’avoir pour conséquence la difficulté, sinon l’impossibilité d’une
(4) Hemricius, Arch. f. Gyn., Band 28.
(2) BENICKE Zeitschrift f. Geburt, 11.
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conception ultérieure. « J'ai commencé, dit-il, à partir de l’année 1882 à faire assez fréquemment le curettage de l’utérus et j’ai trouvé dans mon journal 10 cas d’opérées qui ont été suivies régulièrement et chez lesquelles il s’est fait une conception : ces cas sont compris dans une période de un an et quart : qu’il me soit permis tout d’abord de les relater rapidement. »