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n’a aucune valeur, le chirurgien ayant toujours le pouvoir d’anesthésier sa malade, quand il lui semblera bon de le faire. Après l'opération il y a bien quelques petites irradations douloureuses, avec sensation de tension, de pesanteur : quelquefois tranchées pouvant exister pendant quelques jours. « Dans l'immense majorité des cas, dit Doléris, il n’y a pas de douleur réelle suffisante au moins pour nécessiter une thérapeutique ‘spéciale ou pour alarmer. » (Doléris, Zoc. cit.)
De plus, il est rare d'observer une élévation de température, les jours qui suivent le curettage.
Il. — Le curetltage peut amener des hémorragies graves.
On est surpris de la faible quantité de sang qui s'écoule pendant l’abrasion : loin de provoquer les hémorragies, le curettage les arrête : rien d'étonnant, car on a supprimé la cause qui les produit en détruisant les fongosités et les bourgeons qui existent dans la cavité utérine : on sait que ces bourgeons contiennent des vaisseaux de formation nouvelle qui se rompent avec la plus grande facilité : en les arrachant, on supprime la cause de l’hémorragie.
La métrorragie, si elle existait auparavant, disparait donc : voilà la règle. Pendant quelques jours après le grattage, il se produit seulement un écoulement de liquide rosé, plus ou moins visqueux, dû à la régression des cellules mortifiées de la muqueuse, qui s’éliminent de la sorte.
II. — Le curettage est incapable d'enlever toute la muqueuse malade.
Duvélius (1) s’est chargé de répondre à cette objection.
(1) Duvézius, Zeitschrift f. Geb. und Gyn. Band X, Heft I.
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Dans une série de 22 expériences faites sur le cadavre, il à vu que 19 fois la muqueuse était enlevée sur toute sa surface, même au niveau des angles utéro-tubaires : il faut ajouter qu'évidemment, on ne peut enlever la partie profonde des tubes glandulaires qui pénétrent entre les faisceaux du tissu musculaire sous-jacent.